AU JOUR LE JOUR

L'actualité dans les champs de l'enfance et de la famille commentée par JPR
en toute liberté et sans aucune objectivité

Histoire de sourire ou de méditer sur l'oubli, allez voir plusieurs années de commentaires à chaud dans le même style dans la rubrique "Revue de presse"

Avertissement aux grincheux
égarés sur mon site
:
J'appelle à ne pas tout prendre au premier degré, mais à réfléchir !

 

27 décembre : Quel sort reserver aux enfants isolés étrangers devenus majeurs ?

Le temps est désormais venu d'être particulièrement inquiet pour ces jeunes qui entrés en France irrégulièrement ont été pris en charge par les services socoiaux sont devenus majeurs et attendent que la France régularise leur situation.
Certes le séjour en France et le fait d'avoir été pris en charge comme mineur n'offrent aucun droit à régularisation. Et il serait dangereux qu'il en soit autrement. ppur autant on ne peut pas négliger la situation de ces jeunes. Dans l'immensité ils ne peuvent pas revenir chez eux, soit parce qu'ils y ont fui des persécutions, soit parce qu'ils sont en dette avec leur parents qui ont emprunté pour qu'ils viennent en France y mener des études. Mineurs ils étaient inexpulsables; ils le restent certes - et c'est heureux -; mais ils ne peuvent plus déclarer la nationalité française sauf à avoir été confiés à l'ASE depuis 3 ans au moins. On a voulu couper cort à certaines pratiques qui amenent des jeunes ne parlant pas un mot de français et confiés depuis quelques semaines à l'ASE déclarer qu'ils étaient français sans que quiconque puisse s'y opposer(art21-12 du code civil) . La nationalité française venait pallier le risque d'absence d'autorisation administrative de séjour. Il fallait adapter la loi. Aujourd'hui que cette disposition a été votée dans la loi sur l'immigration on ne peut pas laisser ces jeunes sur le bord de la route et penser les renvoyer du jour au lendemain. On risque surtout de les précipiter dans l'illégalité avec tous les risques que cela impose pout eux et pour la société française.
Il faut donc à tout le moins les assurer d'un titre provisoire jusqu'à leur 21 ans s'ils ont engagé des études. tel est l'intérêt de chacun, de la France comme des interessés.

23 décembre : une loi plus politique que juridique

Pour beaucoup, le débat est donc quasiment clos : en condamnant les signes religieux ostensibles dans l'espace public de l'école les pouvoirs publics apportent la reponse qui s'imposait. La France va donc pouvoir aller fêter Noel et festoyer. Reste que le débat est loin d'être clos. "ostensibles" ne fait pas l'unanimité chez ceux qui veulent légiférer, donc condamner; les interprétrations ne vont pas manquer une nouvelle fois créant l'incartitude juridique que l'on voulait combattre en rejetant tout signe ostentatoire; d'autres proposent comme au PS un critère plus simple : tout signe visible. De fait ce critère serait plus opérationnel. On n'a pas finiud'en débattre.
Je reste convaincu qu'une loi ne s'imposait pas juridiquement. Avec la jurisprudence du Conseil d'Etat et l'article 14 de la convention internationale sur les droits de l'enfant que quasiment personne n'a invoqué on avait les instruments juridiques suffisants. Il fallait une reponse politique pour marquer une limite à l'avancée du religieux dans la cité : une loi, sous-entendu une condamnation car il ne s'agit pas d'une loi de liberté mais d'interdit. Les laics ont voulu réagir à la poussée communautariste d'une partie de la population musulmane de France.
La loi suffira-t-elle. Certainement pas si on en juge par le vrai débat qui se joue dans les hôpitaux où c'est le cas de le dire on n'est pas sorti de l'auberge.
Comment tolérer dans l'espace public qu'est la rue le port de la bourka ou tel un autres signe d'aliénation des femmes d'origine israélite. Marquer les limites de la loi ne signifie pas dénier l'enjeu et ne pas partager les préoccupations. Certaines pratiques et attitudes dont les femmes sont les objets sous une pseudo-influence religieuse ramènent ce pays au Moyen Age. Il ne saurait être question de les accepter même avec la meilleure largeur d'esprit laic.
Reste pour ceux qui condamnent à balayer devant leur porte : les aumoneries catholiques dans les établissments scolaires ou le temps libre non concurrencé pour le cathéchèse, le respect du shabbat,etc. sont autant de compromis historiquement passés avec telle ou ou telle religion. Ils seront surement remis en cause demain et à juste titre.
Le débat sur le voile n'est pas un vrai débat religieux mais le souci de promouvoir une organisation sociale que ce pays a rejeté de longue date. L'erreur aura été de se laisser embarqué sur le terrain religieux où nous étions dnas des contradicitons inextricables. Nous aurions été plus fort sur le terrain de la non-discrimination.
Le seul intéret du texte annoncé à l'école sera de faire baisser la pression familiale sur une partie des jeunes filles musulmanes de France. Encore qu'il reste à en apporter la preuve ...

10 juillet : Centres éducatifs ou centres fermés ?

La multiplication des fugues depuis les trois centres éducatifs fermés créés jusqu’ici sur la base de la loi du 9 septembre 2002 n’étonnera que ceux qui ont méconnu le temps d’une campagne électorale l’histoire de l’action sociale et de la justice des mineurs. Comment être surpris que des adolescents en butte au monde adulte n’acceptent pas tous, les doigts sur la couture de pantalon, la contrainte éducative dans un milieu artificiel, fut-ce dans une ancienne demeure de maître ? De longue date, les éducateurs et les magistrats savent qu’il leur faut du temps pour amadouer, créer un lien de confiance, jouer sur l’affectif et sur la raison pour convaincre certains de ces jeunes de renoncer à la recherche d’une quête impossible, quand quelque chose les mobilise !

En attendant que se concrétise vers 2005-2006 son programme-phare de huit « prisons-écoles », le gouvernement Raffarin a fait le choix en 2002 de nouvelles structures éducatives qui – à juste titre – ne devaient pas rappeler les maisons de correction de jadis et donc ne seraient pas retranchées derrière des hauts murs. Pourtant, prisonnier de ses engagements électoraux de créer des établissements fermés afin de juguler la délinquance juvénile, il les a qualifiés de « centres éducatifs fermés » tout en expliquant qu’ils ne le seraient pas ! Ce faisant, il a créé la confusion dans l’esprit de nombre d’observateurs et d’une partie de l’opinion. On sait que dans ces structures la dissuasion de la fugue sur les mineurs sous contrôle judicaire ou en liberté conditionnelle tient dans la menace d’une incarcération. Certains ont pu contester l’usage pour les 13 – 16 ans d’une méthode déjà pratiquée de longue date pour les 16-18 ans. Pourtant utilisée à bon escient et avec beaucoup de prudence, elle peut contribuer à faire entrer tel jeune dans un rang éducatif. On ne peut pas en faire une arme généralisée tellement il est évident que des jeunes sont dans la provocation ou dans un univers irréel.

En tout état de cause, dès lors qu’on s’inscrivait dans un registre éducatif il ne fallait pas s’étonner que la démarche ne fonctionne pas pour tous les jeunes !

Aujourd’hui, on nous annonce le retour des Hauts Murs, sinon des serrures et des dispositifs électroniques. Le côté « fermé » l’emportera sur le côté « éducatif « quand, au contraire, il eut fallu assumer politiquement le choix initial qui avait sa cohérence : une démarche éducative par principe et quand nécessaire – le souci de punir, le désir de mettre à l’écart, la volonté de prévenir la récidive d’un acte grave, etc - une démarche carcérale.

N’insistons pas sur le fait que jamais ces hauts murs qui vont coûter une fortune garantiront contre la fugue du jeune qui voudra partir ! Sans compter qu’on s’engage en outre vers une logique dangereuse : devant la difficulté à tenir la promesse initiale – un centre par département - rapidement rabaissée à 60 centres, on veut aujourd’hui en augmenter la capacité d’accueil (15 mineurs pour 10 initialement) et diminuer le nombre de personnels mobilisés (20 pour 27) afin d’en réduire le coût par jeune pris en charge.

En tous cas on passe à côté de la question essentielle concernant ces structures. Il s’agit dans ces structures encore plus qu’ailleurs de trouver les hommes et les femmes capables de nouer la relation avec ces jeunes, de leur offrir de l’espoir, de les faire mesurer combien la voie suivie jusqu’alors est négative et dangereuse pour eux et pour autrui. Il s’agit encore plus de les réconcilier avec eux-mêmes, avec leur passé et leur avenir, de croire dans la vie et dans le monde adulte par-delà leurs limites et ce qui peut leur être dit par les « amis ». Il s’agit aussi de prendre du recul avec leur milieu et dans le même temps de leur permettre d’assumer leur milieu pour y revenir avec la capacité de renoncer aux sollicitations. Tout cela exige du travail social auprès du jeune et de sa famille. L’expérience de ces derniers mois sur ces trois premiers centres démontre qu’il ne suffit pas de payer de 600 à 900 euros par jour et par mineur pour trouver ces adultes capables de nouer cette relation et de vivre un temps avec les jeunes en sachant s’affirmer face à ces jeunes sans pour autant les violenter ; et il ne suffit pas de faire appel à des proches pour garantir de réunir la compétence et la rigueur - les difficultés rencontrées dans la Loire l’ont rapidement montré -.

Quand il aurait fallu prendre le temps de réunir des équipes motivées et solides on a précipité la cristallisation d’une réponse politique mal énoncée. Au final, personne n’y aura gagné quand on voit les pistes aujourd’hui avancées qui nous rapprochent plus que jamais des maisons de correction de jadis.

Les hauts murs sont bien le signe de l’échec d’une approche éducative. Pourtant il est dans ce pays des démarches qui devraient servir de référence comme celle développées dans la région de Salon de Provence où, depuis un an maintenant, à travers le Centre Educatif Renforcé animé par l’association l’Escale, une cinquantaine de jeunes ont été pris en charge via une douzaine de petits cirques et leurs familles avec un encadrement éducatif professionnel léger sans que plus de deux fuguent.

La morale de l’histoire : les mots ont un sens ! Comme le disait en juin 2002 le Conseil d’Etat au gouvernement, un établissement doit être ouvert ou fermé. On ne peut pas jouer sur les mots sans payer un jour le prix des contradictions.

La leçon de l’histoire : plus que jamais il faut préférer des hommes aux murs ! A oublier les leçons de l’histoire on recommence les mêmes erreurs. Doit-on rappeler que les maisons de correction supprimées en 1979 par Alain Peyrefitte étaient la honte de ce pays ?

En attendant, en faisant par médias interposés, des jeunes qui fuguent de ces centres des petits ennemis numéros « 1 » recherchés par toutes les polices de France on s’est engagé dans une autre voie dangereuse qui peut pousser tel ou tel dans une fuite éperdue dont la sanction pourrait un jour rappeler l’épilogue de « Telma et Louise ».

Il est grand temps de calmer le jeu allumé pendant la campagne électorale pour retrouver la sérénité qui s’impose et traiter la question fondamentale totalement délaissée derrière cette réponse institutionnelle : la prévention de la délinquance initiale. Là, il ne s’agit plus d’aligner et de monter des murs, mais de mener une vraie politique d’intégration.


14 juin : La chasse à l'enfant est organisée ou Talma et Louise
On peut et on doit être choqué de la médiatisation qui entoure les fugues de deux jeunes du Centre éducatif fermé de Sainte Eulalie près de Bordeaux. L'un des deux jeunes a été rapidement récupéré à l'occasion d'un délit, replacé au centre après qu'on se soit aperçu de l'erreur initiale : faute d'être définitivement condamné il ne pouvait pas être incarcéré en cas de violation des règles de séjour au centre! Bravo l'erreur! Le jeune aurait à nouveau fugué. L'autre a totalement disparu depuis une bonne dizaine de jours. Qu'est-il devenu ? Que vit-il ? Que va-t-il vivre s'il suit plus ou moins la presse et entend qu'il est quasiment devenu l'ennemi public numéro 1 recherché par toutes les polices de France à 16 ans. On est entré dans une chasse à l'enfant. Tout peu arrivé, y compris - souhaitons nous tromper - une fin à la Talma et Louise. Reste le fond : comment être surpris que des jeunes fuguent d'un centre éducatif. Depuis des décennies il en va ainsi. Et il faudra aux magistrats et aux travailleurs sociaux remettre leur ouvrage sur le métier. Reste que l'opinion ne comprend pas, spécialement les voisins que centre dit fermé ne le soit pas. Et pour cause puisqu'on leur a vendu des centres éducatifs fermés en insistant sur fermé plus que sur éducatif. Le gouvernement avait promis des centres fermés dans la campagne. Quand il a réalisé qu'il lui faudrait trois ans pour construire ses "prisons-écoles" il n'a pas voulu paraître faire le contraire de ce qu'il avait promis et il s'est enferré dans une contradiction en créant ce concept de centres "fermés-ouverts" qui a tant dérouté le Conseil d'Etat pour qui un mot est un mot : fermé ne signifie pas ouvert! les nouveaux députés ont abondé dans l'erreur gouvernementale.
Il faut maintenant que le gouvernement assume ses choix de contorsionniste. On sait quel émoi a suscité le projet pédagogique directement repris du XIX° siècle du CEF ouvert en urgence à Lusigny dans la Loire pour les jeunes filles. La mise en examen quelques jours plus tard pour viol -sans incarcération cependant- quelle mansuétude judiciaire! - du directeur n'a pas contribué à améliorer l'image de cette structure d'évidence confiée à des personnes n'ayant d'autres compétences que d'être des amis politiques. Les pouvoirs publics sont punis par là où la campagne électorale avait péché. Outre le sort des enfants fugueurs on doit s'inquiéter du souci de monter de réels murs autour de ces centres éducatifs. La bataille risque d'être rude d'ici peu. Morale de l'histoire: voilà ce qu'il en coûte de faire des promesses inconsidérées dans une campagne électorale, puis de se précipiter vers des structures mal positionnées pour sauver la face. Espérons qu'il n'y aura pas en outre des drames d'une autre époque pour les enfants concernés.

21 mai : On n'oubliera plus les erreurs de jeunesse
Dans le cadre de la loi sur la grande criminalité, l'Assemble Nationale a introduit un amendement Mariani qui revient sur le droit à l'oubli consacré jusqu'ici par la loi au bénéfice des jeunes quand ils deviennent délinquants. Une nouvelle étape dans la négation du droit de l'enfance; un obstacle de plus pour l'insertion des jeunes. Voir la position de DEI-France


15 mai 2003 : Le voile, la kippa et la croix
Joseph Sitruk, grand rabbin de France est bien embêté et louvoie :
"La kippa est un signe infiniment plus discret que le foulard et (...) ne peut lui être assimilée. (...) Je ne suis pas favorable à l'interdiction du foulard. Je comprends qu'un gouvernement puisse l'interdire dans certaines conditions (...). Mais le port du foulard à l'école publique ne me choque pas. Pas plus qu'une croix." Il ne manque plus que l'analyse des Evèques de France ! Le discours laic veut simplement de dire en reférence au droit d'un etat laic que toute les expressions religieuses sont valables ddès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public

10 mai 2003 :
La majorité en question
Soucieuse de combattre le mariage forcés des filles, Mme Ameline forme le projet d'élever à 18 ans l'âge où elles peuvent se marier qui est aujourtd'hui à 15 ans. Il n'est pas indifférent de constater que l'on vient d'abaisser à 10 ans l'âge auquel un enfant peut être puni. L'Express


24 avril 2003 : "Tu ne te voileras pas et tu ne fumeras point " M. Sarkosy
Il intervient tellement et sur tout qu'on ne sait plus où donner de la tête; on se surprend à l'approuver que dès le lendemain on le condamne! Il n'est pas reposant comme ministre de l'intérieur, mais au moins on ne s'ennuie pas!
Il faudra donc se battre pour éviter que l'on vienne par une loi interdire le port du voile à l'école (voir communiqué de DEI-france) , même si l'on dit tous les insignes religieux (croix, kippa, etc). Elle serait contraire à l'articlel15 al 3 d e la CIDE sur l'expression des convictions religieuses! Le texte est clair : même la loi ne peut y porter atteinte que si l'ordre public est troublé. C'est exactement ce que dit le Conseil d'Etat. Cette position est la quintessence de la laïcité : admettre l'expression des convictions religieuses alors qu'on est profondément laïc et agnostique!
Je suis d'autant plus libre alors pour affirmer qu'on ne peut qu'approuver le refus du ministre de laisser poser les femmes se revendiquant musulmanes avec un voile pour les photos d'identité. C'est tellement évident - ici comme ailleurs - que la photo a pour objectif de permettre d'identifier la personne des exigences techniques s'imposent à tous. Et encore heureux que le ministre n'aille pas jusqu'à préconiser que les hommes posent sans barbe! Cette règle s'impose à tous et il n'est pas indifférent que certains nous proposent de changer la loi. On confond laïcité de l’enseignement – y compris de l’enseignement aux religions- et laïcité du lieu école : on peut accepter d’exprimer sans provocations des convictions religieuses dans l’école si on ne veut pas dépecer la scolarité proposée par l’école publique en refusant tel ou tel cours. Sinon on va ailleurs ! Maintenant la vérité veut de constater que le port du voile dua voiles dans certains champs professionnels posera problème en suscitant nombre de résistances de la part d’une société à majorité chrétienne : chez les enseignants, chez les travailleurs sociaux. Doit-on accepter ou refuser des professionnels qui se revendiqueraient musulmans en portant le voile ? Après tout on a combattu les cornettes ? Le problème commence à se poser.
Quant à condamner tous les consommateurs de H, soit dit-on cinq millions de personnes, le ministre de l’intérieur sur ce sujet nous fait une nouvelle fois régresser. Il défait la réflexion sur les toxicomanies qui avait été l’avancée de la dernière période. Alcool, drogue, vitesse,s etc ? pourquoi certains ont-ils besoins de sensations fortes, de s’évader, de quitter le monde réel ? Si on supprime le H que propose-t-on ? Là encore on investit la loi pénale et la justice de tous les pouvoirs ! Veut-on supprimer le tiercé et les jeux d’argent qui causent tant de ravages dans tant de familles ? « Du pain et des jeux ! » disaient les romains. Et d’ailleurs que vise-t-on : à lutter contre l’insécurité ? A une politique de santé publique ? Ou tout simplement est-on dans le registre de l’ordre moral ? Mais qu’est-ce que ce gouvernement libéral qui passe son temps à poser des interdits ? Comment justifier la consommation personnelle et chez soi de H ? Pourquoi ne pas interdire le whisky ou les vins fins à la maison ? Le refus de la distinction entre « drogues douces» et « drogues dures » ne tient pas la route sur le plan scientifique. D’ailleurs que doit-on qualifier de drogue ? Il est a contre-emploi alors qu’il devrait défendre les libertés ; en réalité il se dévoile : il est contre tout ce qui est contre ses a priori. Le seul point positif du discours : en finir avec la contradiction où les uns tolèrent quand les autres condamnent ! Les jeunes ont besoin d’une cohérence. Voir le communiqué de DEI-France
A demain pour la nouvelle initiative du titulaire de la place Beauvau !

29 mars 2003 - Lusigny : le projet d'un centre dit éducatif ou le retour au néolitique
La presse du matin
et du soir a rendu public le projet dit pédagogique du premier "centre fermé-ouvert" de France destiné à accueillir des jeunes filles. Pour une première, c'est une réussite! C'est peu dire que ce projet révèle des idées d'une autre époque. "Moralisateur, sexiste, anachronique, contraire aux droits de la personne" dixit le Syndicat de la magistrature et le SNPES. Ne se donne-t-on pas comme objectif d'inscrire ces jeunes filles dans leur féminité. On leur propose un programme "coupe et couture" et on n'hésite pas à violer leurs droits personnels en exigeant sun test de grossesse; on interdit tout contact avec la famille durant les six premières semaines du placement. Etc. Tout cela avec la caution de l a protection judicaire de la jeunesse administration de tutelle. La petite histoire veut de savoir - dixit mes informateurs - que la Direction départemental de la jeunesse n'aurait pas lu le projet! On ne sait pas ce qui est le plus grave : l'incompétence de laisser ouvrir une telle structure sans se préoccuper de son projet ou le fait de cautionner une telle démarche attentatoire aux droits de la personne. Et il y a déjà des juges des enfants pour y avoir placé des jeunes filles : six depuis l'ouverture lundi dernier !


22 mars 2003 - 1 million d'enfants pauvres en France.
A en croire une étude de l'INSEE à laquelle se réfère Libération de ce jour. Pour comprendre l'ampleur des quelques lignes du journal il faut se rappeler que notre pays compte 17 millions de moins de 18 ans. La pauvreté est donc loin d 'être négligeable. La pauvreté est référée à lamoitié du niveau de vie médian.


17 mars 2003 - Le premier Centre éducatif fermé-ouvert est ouvert!
Ce centre de Lusigny doit accueillir au total huit jeunes filles, âgées de 14 et 17 ans, venant prioritairement de la région Rhône-Alpes-Auvergne. Les centres éducatifs fermés pour mineurs délinquants constituent la mesure emblématique de la loi du 9 septembre 2002 d'orientation et de programmation pour la justice. Il ne s'agit rien d'autre que de CPI dans lesquels les jeunes de 13 à 16 ans pourront désormais être placés sous le régime du contrôle judiciaire. On nous enpromettait un par departement; aujourd'hui l'ambition a été rabaissé à 60. Et oh suprise le département considéré come le plus délicat s'agissant de la delinquance des jeunes - la Seine Saint Denis pour ne pas le citer - n'est pas éligible à ce dispositif : la loi du 9 septembre ne s'y appliquera donc pas! Comprenne qui pourra !

Mercredi 12 février : Le GIPN agent de police judicaire: ça décoiffe l'Etat de droit !
Avez vous vu ce que j'ai vu et comment réagissez vous?

Vers 23 H ce 11 février je zappe sur TF1 et je tombe sur l'émission "Le droit de savoir" déjà commencée consacrée au GIPN. Pour décoiffer cela décoiffe : on est loin des "hirondelles " de la Traversée de Paris de jadis ou de l'inspecteur Maigret!

Je conçois et j'entends toutes les précautions matérielles et techniques prises quand il s'agit d'aller à la rencontre d'un forcené pas tous aussi gentils que le dépressif vu à l'antenne
OK encore pour le transfert militarisé d'un détenu mafioso italien avec deux 806 et un hélico dans un pur style James Bond quoique je ne comprends pas pourquoi l'usage du seul hélico n'aurait pas suffit mais à chacun son métier

Mais que dire de ces interventions à l'explosif, au fusil à pompe, au bélier à 6 heures du matin pour interpeller un jeune majeur ou mineur censé être l'un des auteurs des vols à l'italienne. On voit la porte de l'appartement familial explosée sans que quiconque ce soit opposé à son ouverture et pour cause puisque qu'on n'a pas sonné pour la faire ouvrir !

4 OVNI jaillissent dans l'appartement avec des super-halogènes, beaucoup de bruit. Ils ont rapidement la maîtrise de la situation. Rien n'indique qu'ils aient du s'attendre à un accueil armé!

On voit un jeune homme en slip tiré de son lit par les 4 ou 5 militaires à cagoules noires pour être allongé sans ménagement sur le sol dans sa chambre c'est le moins qu'on puisse dire sur une couverture , menottes aux dos, et - on croit rêver - être longuement interrogé sur les délits reprochés, face au sol. Ajoutons, devant des caméras de télévision dans le cadre d'un libre consentement !

Dans quel pays vit-on? On a perdu tout sens commun! Toute dignité est bue. C'est la guerre avec les règles que se fixent les Rambos. Une autre séquence montre tout ce qui est découvert dans les garages (motos, sacs, etc.) dans une perquisition classique menée par les collègues des premiers.
Le sommet pour moi est atteint par l'Officier débonnaire et lui nue tête qui va rassurer la mère et la très jeune soeur sur le thème "Mademoiselle, il n'y a pas de quoi s'inquiéter; tout cela n'est pas grave !". Et je ne parle pas des tutoiements, des voisins renvoyés chez eux plus ou moins vertement mais en l'espèce sans violence et sans verbalisation alors qu'ils pêtent"objectivement les plombs devant les excès policiers
Morale de cette histoire : qui va réagir pour dire que la police - et la justice - de demain ce ne peut pas être cela ? On n'est plus dans le comportement de la police d'Etat de droit. Comment un Garde des Sceaux et un ministre de l'intérieur d'un Etat de droit peuvent-ils, quelle que soit leur politique de lutte contre la delinquance, admettre qu'on en arrive à cela. Et ne parlons pas de l'image donnée par la police.
C'est la guerre et dans la guerre il ne suffit pas de marquer des points il peut aussi y avoir des retours de flamme. Quel impact auront ces interventions ? On est dans le registre de la violence et plus du droit. Ce n'est pas la démocratie.
Une escalade est engagée qui satisfait beaucoup de gens, qui apparemment n'étonne même plusde l'intérieur les policiers eux-mêmes !
Froid dans le dos!!


Mardi 4 février : En finir avec la prime au mari maltraitant
Le gouvernement vient d'annoncer son projet de faire voter une disposition législtive garantissant à la femme battue de demeurer dans l'appartement conjugal. On sait que trop souvent la "brute épaisse et avinée" peut continuer à cuver dans son canapé devant sa télé pendant que sa femme et les enfants vont rechercher un point de chute en pleine nuit avec quelques menues affaires puis errer de structures en structures. Il n'aura pas fallu moins d'un quart de siècle poiur que cette idée simple et de bon sens developpée par Monique Blocquaux du SAU Mary Stuart de Versailles et que je relayais publiquement progresse. Au point où nous en avions oublié de l'avoir avancée. Reste maintenant à passer à l'acte. J'en profite pour rapeller mon autre proposition : la procédure de repit famiial pour que l'époux maltraité ait le droit de partir quelques jours du domicile conjugal sans avoir à engager une procédure de divorce mais sans risque juridique pour réfléchir et se reconstituer.


Mardi 14 janvier : Entre l'ennui des élèves et l'esbrouffe de l'Intérieur ....
La nature des informations difffusées par les media me sidère de plus en plus. Tout fait rendu public devient une véroité révélée qu'il faut servir au mieux et sans conteste. Combien de journalistes - il y en a - s'interrogent sur les chiffres sarkosiens qui viennent nous montrer que depuis le mois d'avril la delinquance aurait baissé. On aurait pu entendre qu' on évoque une plus grande efficacité policière. Même pas : carrément on s'est attaqué aux causes. Qui un seul instant peu gober cela qui connait un tant soit peu les réalités des statistiques policières? Croit-on que les français croient ces informations ? Et dans le même temps on découvre que les enfants s'ennuieraient à l'école. On en fait des plats sur un fait qui n'est pas d'aujourd'hui; on devrait s'interroger sur le pourquoi et surtout sur le lien qu'il peut y avoir entre cet ennui et certaines formes de détachement vis-àvis de l'école. Et que dire des justifications de mouvements d'enseignants dans les établissements soucieux de voir rétablmie -dit-on leur autorité prétenduement bafouée! Plus qu ejmais il serait temps de distinguer la restituition de l'info - ce qui est dit, ce qui est fait, ce qui se montre - d'un nécessaire commentaire critique.


Samedi 11 janvier : Tom est parti !
Mauvaise entame d'année! J'ai appris avec tristesse la mort de Stanislas Tomkiewicz survenue dimanche 5. Gravement malade il souffrait énormément, mais une conversation récente m'avait montré qu'il gardait toute sa tête et sa verve! Il est ceux dont on peut dire qu'il aura eu un parcours dur et droit. C'est peu de dire qu'il était en phase avec cette grande idée des "droits de l'homme de l'enfant" dans sa pratique professionnelle comme dans ce qu'il véhiculait avec le recul historique et la légitimité que lui donnait son parcours exceptionnel. Il dénonçait les voleurs d'enfance et d'adolescence. Il était plus qu'un pédo-psychiatre. Il avait même été - l'un des premiers adhérents de D.E.I.. Tout simplement il était un ami plaisant, fidèle, toujours plein de tonicité avec le sourire malicieux de celui qui passait son temps à mettre les pieds dans le plat et à provoquer ses interlocuteurs, sans méchancété. Ce samedi 13 par un froid de canard mais par un beau soleil il était très très nombreux, de toutes les générations, preuves vivantes de tous les reseaux que Tom avaient pu croiser, ceux qui se pressaient avec tristesse mais sérénité au dernier rendez-vous donné par Tom au columbarium du Père-Lachaise. Au revoir Tom.


lundi 6 janvier 2003 : Ces clones qui ne font pas rire!
Rien n'est moins sûr qiue les Raéliens aient réussi à ce faire ce qu'ils annoncent, mais nombre de média après quelques précuaitons oratoires prennent les choses quasiment pour acquises. la condamnation est quasi-génrale le seul sujet étant de savoir s'il faut condamner également le clonage thérapeutique comme le souhaitent notamment les USA et le président français. Une voix s'est quand mme éelvée contre la condamnation universelle ert rapoide : celle de la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval (Des nourrissons come les autres in LIbération du 2 janvier). Genéviève Delaisi de Parseval a raison de pointer que la pratique du clonage n’est qu’après le recours aux procréations assistées le prolongement d’une mutation qui détache la procréation de la sexualité ; elle n’a pas tort d’insister sur le fait qu’un enfant n’est jamais totalement à l’image de ceux qui l’ont généré qui plus est s’il ne porte qu’une moitié des gènes de ceux qui se revendiquent comme ses parents ; elle a raison d’appeler l’attention sur le danger d’une stigmatisation de ces enfants clonés s’ils devaient naître un jour. En revanche, on peut se détacher d’elle quand elle légitime le clonage au nom d’un droit à être parent et d’un projet parental commun. Ce droit n’a jamais été garanti à quiconque et la fin ne justifie pas les moyens. A tout le moins conviendrait-il sur un tel sujet de s'arrpeter pour refléchir avant d'agir!

Mercredi 1 er janvier 2003 : Bons vents à 2003 !
Que nous souhaitez pour 2003 : une bonne santé physique et mentale pour chacune et chacun et collectivement pour ce vieux pays; nous en avons besoin. La France après d'autres dérape et voit beaucoup - trop - perdre le sens de la mesure. Beaucoup semblent épuisés par leurs combats passés pour un autre monde et plus de justice; ils veulent la paix à tous prix et désertent le terrain des droits de l'homme. Une nouvelle génération va-t-elle leve?. C'est ce qu'il faut souhaiter en 2003 devant le retour en puissance de l'idéologie libérale "relookée" , plus finaude et intelligente que ses soeurs ainées.Non nous ne mettrons pas les droits de l'homme dans notre poche. Grace à eux la France est devenue ce qu'elle est c'est-à-dire un pays certes pas parfait mais l'un de dix ou vingt oùon peut vivre sans crainte. Allez ne désespérons pas : bonne année à tous


Mercredi 25 décembre : Les barbares post-électoraux
Chacun aura remarqué que de nouveaux barbares sont devenus ces derniers temps sources de tous les dangers : les chauffards. Ils sont apparus cet été - le 14 juilet exactement -. Ils n'existaient pas avant. De là à dire qu'ils sont le produit de la nouvelle majorité politiqaue ce serait exagéré, mais force est cepenant d'observer que dans la pré"-campagne et la campagne il n'a nullement été question de ces 8000 morts qui chaque année endueillent le pays. Quel candidat, quel journaliste se souviait de ce que la France tenait le cordon noir européen de l'insécurité routière? On parlait plutôt de ces petits jeunes, rfisés ou non qui vermines de nos banlieues. Pas de beaufs avinés au volant de leur caisse à mort! Imaginez une campagne électorale sur fond de radard, police des routes, retrait de permis, permis à renouveler pour les vieux (electeurs)! Depuis juillet et encore plus depuis quelques jours les accidents mortels grouillent à la télévision comme un temps les agressions par les mineurs ou supposés jeunes. Pas question de nier le fléau social des accidents de la circulation. On relevera même qu'ils tuent 100 ou 500 fois plus que la delinquance des jeunes ! Mais il faut quand même s'interroger sur les sincérités successives de ceux qui nous gouvernent. Et puis pour évaluer les reponses avancées il n'est pas inutile de faire des analogies : on doit respecter les règles de conduite par la peur du gendarme et non pas parce que ces règles sont protectrices! Toujours cette idée que l'Homme - le conducteur délinquant , le jeune délinquant - viole la loi parce qu'il le veut , il suffit donc de lui faire peur pour qu'il ne le soit plus!
En tout état de cause, Joyeux Noël ! Et entre boire et conduire il faut choisir. Zéro gramme d'alcool dans le sang est une bonne décision .... refusée voici 20 ans par le HCPF!

Mercredi 11 décembre : Des juges venus d'ailleurs ?
Propos ébourrifants du ministre de l'Intérieur dont on rappellera qu'il est avocat de formation après la décision des magistrats de Créteil de ne pas autoriser la retention administrative des Roumains interpellés dans un camps : "La France est empêchée de mener sa politique!". On peut comprendre que le ministre en veuille à ses fonctionnaires d'avoir commis des bévues juridiques; on peut entendre qu'il suggère dans la foulée de la décision de changer les règles du jeu en revenant sur la compétence judiciaire, mais il est difficile d'admetre que les juges de Créteil ne soient pas ceux de la République dont le ministre est censé n'être lui-même qu'un modeste serviteur. On a l'impression que des ennemis de l'extérieur paralysent la France. Si maintenant il faut respecter la loi et ses règles de procédure où va-t-on?

Jeudi 5 décembre : Enfants victimes et enfants délinquants

Insidieusement nous nous installons dans l'idée qu'il y aurait trois sortes d'enfants : les normaux, les enfants en danger ou handicapés et les enfants délinquants. En poussant, on naîtrait délinquant comme on naît handicapé, en oubliant au passage que malheureusement certains enfants deviennent acquiert un handicap par accident ! De cette dichotomie enfants victimes-enfants délinquants on déduit qu'il faut des réponses pour les uns et des réponses pour les autres. On en oublie l'un des apports essentiels du XX° siècle, à savoir que tous les enfants maltraités, délaissés , violentés, délinquants ou porteurs de handicaps sont d'abord des enfants en difficulté. Aux enfants en danger des réponses éducatives et protectrices s'imposent; aux enfants délinquants des réponses coercitives et répressives.
On en oublie que l'enfant en danger a également besoin de cadres et que l'enfant délinquant s'il doit être punit doit d'abord bénéficier d'une action éducative pour pallier les carences qu'il a supportées. On en oublie qu'ici comme ailleurs l'enfant délinquant est d'abord un enfant en danger. Les enfants roumains qui volent sur Paris , puis éventuellement se prostitue faute de pouvoir voler symbolise bien cette démarche. Il ne s'agit pas d'excuser la délinquance, mais de comprendre. Reste qu'il est choquant comme l'a fait le ministère de la justice avant les élections de laisser à penser que es enfants étrangers isolés qui arrivent de plus en plus nombreux à nos frontières étaient des délinquants ne puissance.
Concrètement dans le débat actuel on trouve la conséquence de ce glissement : on spécialise la PJJ avant peut être le juge des enfants sur la delinquance juvénile tandis que l'administration sociale se préoccuperait des seuls enfants en danger. Tel est le contenu du projet de loi sur la décentralisation.
Si on maintient le juge des enfants en assistance éducative se sera certainement pour lui ne lui reconnaître que le pouvoir de confier ou non un mandat à l'action sociale seule compétente pour intervenir. il y a a fort à parié que l'on ira jusqu'à mettre le réseau associatif sous la tutelle de l'action sociale qui la coordonnera. Les départements auront alors la maîtrise de l'action sociale au nom d'une rationalité financière. Le juge ne disposera plus que d'une alternative impossible : ne rien faire ou mandater l'ASE. Cette compétence liée, ce monopole à l'ASE sont des dangers majeurs pour les libertés des familles les plus défavorisées de ce pays qui ont justement droit à ce qu'en bout de chaîne un brin d'irrationnel soit introduit dans leur situation pour rompre la logique

Samedi 30 novembre : De l'école-prison à la prison-école
Que reproche-t-on aux gouvernants de n'être pas cohérents! Ceux d'aujourd'huin'ontpas à supporter cette critique. Ils annonçaient la semaine dernière des "prisons-école" - l'école doit être au coeur de la prison pour mineurs"), aujourd'hui M. Darcos nous annonce avec des portiques, des grilles et autres hauts murs que l'école doit redevenir un sanctuaire! Comme le relevaient les Guignols les enfants à problème ne seront pas déroutés de passer de l'école-prison à la prison-école. L'analyse reste la même : il y a des explications mécanistes à la violence; on va donc y répondre mécaniquement : il suffit de dissuader les intrus d'entrer pour retrouver la paix dans les étabmlissments scoalires. Les israéliens sur les mêmes bases idéologiques veulent contruire un grand mur pour séparer les palestiniens des autres! Qui va contester l'objectif gouvernemental? On ne peut que partager ce souci de permettre aux enfants et aux professionnels de travailler dnasle calme. La réponse reste un peu courte aujourd'hui comme hier. La violence de la cité penétre autrement dans l'école que par des intrus. Ce sont d'autres ressorts qu'il faut mobiliser contre la violence notamment ceux de la démocratie interne à l'établissement qui amène ensuite toute la communauté scolaire à refuser le désordre; c'est encore la foi retrouvée dans la légitimité de l'Education nationale, etc. On ne doit pas attendre grand chose des portiques sinon qu'ils enrichissent leurs fabriquants. Sans compter que laisser l'Education nationale se refermer sur elle-même ne ser pas sans regressions.

Dimanche 24 novembre : A chaque quinquennat ses Grands travaux !
Le gouvernement a annoncé cette semaine la mise en chantier de 28n nouveaux centres pén itentiaires dont 8 offrant 400 places pour les mineurs. On est loin du Grand Louvre, du TGV ou de la Très Grance Bibliothèque. Chaque septennat ou désormais quinquennat a les grands travaux qu'il mérite! Personne ne niera le besoin de renover le parc de nos prisons considérées unanimemement par les parlementaires come la "honte de la République" si on reprend le titre du rapport des sénateurs en 2000. Pourles mineurs si ce programme débouche sur des meilleurs conditions d'incarcération, sur une protection physique mieux assurée, personne s'en plaindra. la République sera mieux à même de tenir un discours sur les droits des persones si elle tient les detenus comme des sujets de droit. En revanche on sera plus sceptique sur objectif éducatif. Installer une école au coeur de la prison ne sufffit pas à éduquer quelqu'un à la vie. Tout dépendra donc de l'objectif éducatif visé. Avec ce programme ce sontles centres fermés promis dans la campagne électorale que l'on construit ; les Centres éducatifs fermés-ouverts votés cet été n'étant que des attrrapes-couillons destinés à rassurer l'opinion su rla capacité du gouvertnement à tenir ses promoesses.


Lundi 18 novembre : la pénalisation de la justice des mineurs
La journée d'études organisée par DEI avec l'appui de l' AFMJ et le JDJ le 16 novembre 2002 a mis en évidence combien pouvait être vain le choix gouvernemental de pénaliser les attitudes et comportement d'une certaine jeunesse. La société n'en sera pas mieux protégée ; on peut même craindre que la fabrique à délinquants ne fonctionne à plein. Une chose parait certaine : l'ordre public sécuritaire l'emporte sur l'ordre public de proteciton de l'enfance en danger. Les conditions à reunir pour garantir le droit à l'éducation qui figure toujours au pinacle de nos textes sont négligées, on tend ioncosnciememnt comme aux USA vers des attitudes comportementalistes

Mercredi 23 octocbre : Zapi III c'est pas la joie

Le témoignage recueilli par Libération et publié dans le journal du mardi 22 fait froid dans le dos s'agissant de ce qui se passe à Zapi III dans ce que ml'on doit appelr l'indifférence quasi-générale. Comment notre pays peut-il en être réduit à cela. Il y a vraiment un fossé entre l'image que nous voulons nous donner et la réalité de nos pratiques sur les droits de la personne. Comment tolérer ces actes de racisme au quotidien ou ce que l'on doit appeler de la violence institutionnalisée? On peut entendre que la France soit restrictive dans l'accès à son territoire et à l'Europe; revendiquer l'inverse serait irresponsable. Mais il y a manière et manière de faire. Nous paierons cher nos hypocrisies. Il va epetre interessant de voir combien de parlementaires vont réagir àce qui est dénoncé ense rendant sur place.

Dimanche 29 septembre : Une décision symbolique, sévère et (presq
ue) juste sur une tournante
La Cour d'assises des mineurs du Val d'Oise n'y est pas allée de main-morte pour les jeunes accusés d'avoir violé collectivement et en plusieurs circonstances une jeune fille elle-même mineure. Les familles sont indignées et bouleversées et crient à l'injustice. Pour dire la vérité j'avais pronostiqué ces sanctions dès lors bien sur que les faits seraient avérés. Ils sont graves et plus encore l'attitude des jeunes cautionner par leurs parents qui ont continué à dénier être des violeurs ne pouvaient dans le contexte actuel que déboucher sur une attitude particulièrement sévère des magistrats et des 9 jurés populaires. Indéniablement comme le disent les avocats de la défense et de la partie civile au moins d'accord sur ce point, cette décision sévère se veut un message. Pour autant ce que j'ai entendu déclarer l'avocat de la partie civile est plus un commentaire politique des tenants de l'ordre et de la loi que celui d'un défenseur. Pas un mot pour la justice rendue quelques minutes plus tôt à sa victime de cliente, mais un message tourné vers les banlieues qui doivent respecter la République.
Restent deux points essentiels à mes yeux.
Indéniablement pour certains jeunes mineurs d'âge au moment des faits à qui on a retiré l'excuse de minorité - ce qui est somme toute exceptionnel - la Cour d'assises a fait bonne mesure de la loi ou alors dans ce qu'elle a vu et ressenti elle n'a pas cru l'avis des experts qui évoquaient l'immaturité de ces jeunes. On en a condamnés certains comme des majeurs alors qu'ils n'étaient justement pas intellectuellement et affectivement des majeurs.
Deuxièmement il est évident que ces jeunes restent convaincus qu'avec les femmes on peut tout s'autoriser. Sous prétexte qu'une jeune fille serait agréable et accorte, aimerait la fréquentation des garçons voire avoir des relations avec certains - ce qu'en l'espèce j'ignore - elle serait une res nullius que chacun pourrait utiliser comme la mob ou la voiture abandonnée trouvée dans le quartier! Quelle image dégradée de la femme et de l'être humain en général. Quelle médiocrité affective ! Les explications de cet état d'esprit sont multiples mais comment après une longue instruction et un procès aussi complet et médiatisé, avec des risques aussi évidents, leurs avocats et leur famille n'aient pas réussi à leur faire entendre qu'ils avaient commis une faute. La défense doit s'en prendre a elle-même que chacun ait continué à considérer que cette jeune fille n’était pas une victime mais une provocatrice. Combien de jeunes filles aiment faire l'amour dans les w-c d'un tribunal?Il est bien vrai que certains pédophiles y compris récidivistes ont pu dans le passé être bien moins sévèrement punis que ces jeunes; il est vrai qu'une décision de justice ne doit pas être rendue pour l'opinion même si elle a au final un impact sur l'opinion; il est certains que cette décision s'inscrit dans un contexte où la jeunesse de certaines banlieues est fustigée et rendue coupable de tous les péchés, il n'en reste pas moins qu'en l'espèce les faits et l'attitude des uns et des autres avant, pendant et après appelait à une sanction sévère. Appel a été formé. Espérons que durant le temps qui nous en sépare ces jeunes chemineront. Une chose est certaine : il a été dit haut et fort à la jeune file qu'elle était bien victime. N'oublions pas qu'un jeune est jugé sur ce qu'il a fait, sur ce qu'il était et sur ce qu'il est devenu. A avoir continué à violenter cette jeune fille lors du procès il ne fallait pas attendre autre chose de la justice.


Jeudi 19 : Sacré Mac Do !
Je réagis avec retard car j'étais en déplacement mais il est interesant de voir qu'enfin on prend en considération la question de l'obsésité sur le plan de la santé publique. Aux USA on craint déjà les procès après ceux cpntreles cigarretiers et autres grandes multinationales soucieuse jusqu'ici plus d'engranger dfes bénéfices que d'autre chose. Mac Do a compris là-bas et ici combien la mùal-bouffe avait une responsabilité dans l'obésité. On craint des campgnes de boycott. Alors on dé nonce l'abus de mac Do et on recomande de ne pas y aler plus d'une fois par semaine. Cela tombe bien puisque justement en moyenne les enfants de France y vont une fois par semoine. Sacré Mac Do!

En revanche, l'accord Mac Do-Unicef autour de l'opération Big Mac ne mérite pas de recevoir l'opprobe que les défenseurs des droits des enfants veulent lui infliger. Si l'UNICEF doit s'acoquiner avec Mac Do c'est bien que les financements publics sont défailants. Chacun sait combien Mac Do respecte le droit du travail! S'agissant des enfhats c'est vrai qu'il a une responsabilité liée à lal mal-bouffe mais à l'inverse force est de constater combien est extraordinaire le travail de la Fondaiton Mac Do pour les enfants notamment condamnés à mort. Méfions nous d'un anti-Mac Do primaire

Dimanche 1 er septembre : Victor Hugo avait raison!
Victor Hugo -dixit François Hollande qui le cite lors de son discours de cloture de l'Université d'été du P.S. - aurait dit que "pour ouvrir une école; il fallait fermer une prison". Il était facile, mais après tout il ne fallait pas lui en donner l'occasion au responsable du PS de relever que dans le temps où le nouveau gouvernement nous promet beaucoup de crédits pour la police et la jsutice il commence à supprimer 3 000 emplois dans l'Education nationale ! L'argument fera et fait déjà mouche. Après tout il ne se passe rien d'autre dans les pays en voie de développement frappés par la crise : on sacrifie toujours les budgets sociaux et les budgets éducatifs!

Mercredi 28 août : Mauvais coup

La nouvelle équipe gouvernementale (Dr Mattei, M. Jacob) très sensible au lobby "parents adoptifs" dénomme Pierre Verdier et Nadine Lefaucheur de la présidence et la vice présidence du CNAOP créé par la loi de février 2002 pour y installer le pr Henrion, président de l'Ordre national des médecins, pro-accouchement sous "X"! Voir la réaction de la CADCO (Coordination des associations pour l'accés aux origines). Il est évident que l'idée que chacun puisse savoir qui il est est en accédant à ses origines insupportable. En arrière-fond l'idée que cela pourra raréfier les cas d'abandons donc d'adoptions. On peut craindre dans ce contexte que le CNAOP rencontre quelques difficultés pour developper son action. Le vote de la loi était finalement une bonne surprise même si nous l'avons critiquée; le combat pour sa pleine mise en oeuvre s'ouvre !

Mardi 6 aout : Des vacances mal gagnées

Les parlementaires s'égaient en vacances après avoir voté à la hussarde quelques textes fondamentaux notamment sur la justice. Rien n'y a fait pour freiner cet élan : ni les réserves de nombre de parlementaires de la toute nouvelle majorité qui sur les juges de proximité sous-juges un nouvel échelon dans l'appareil judiciaire, ni l'avis du Conseil d'Etat sur l'absence de garanties statutaires de ces pseudo-juges, ni les protestations des professionnels ou des organisations humanitaires et encore moins les avis avisés de ceux qui avaient depuis quelques mois travaillé sérieusement sur le sujet. En catastrophe le texte sur la justice a été baclé avec au passage quelques coups de poids de l'ane (des sanctions aggravées pour les agressiosn d'enseignants; la saisie des allocations familiales pour l'enfant confié à un CPI) histoire d'en rajouter une couche dans ce qui s'aparente à uhne revanche historique : la bourgeoisie retrouve ses élans du XIX° siècle pour punir les classes populaires déviantes et ses enfants. Au XIX° sicècle on faisait lcharger l'armée; aujourd'hui on enverra des poliers avec des flash-ball, une loi durcie et tout devrait rentrer dans l'ordre. Qui croit un seul instant même dans la nouvele majorité que cette démarche sera efficace. Pendant la campagne, on a caricaturé la politique précédente en faisant croire qu'elle faisait dans le laxisme et dans l'angélisme; idéologiquement on tombe dans l'autre excès. Il y a aura nécessairement une troisième manche. Mais que de temps perdu; que de dégâts ! Il ne faut cependant pas dramatiser. Ce qui a été voté sera quasiment dze nul effet sinon de faciliter une augmentation des incarcérations de mineurs. Il n'est pas évident que les juges suivent cette seule voie repressive!


Lundi 29 juillet 2002 :
Le Sénat se couche comme un seul homme !
De l'art de faire du vent politique. La commission sénatoriale sur la délinquance juvénile après s'être donnée bonne conscience dans son rapport (conf. 2 juillet) se couche comme un seul homme devant le projet Perben sur la justice et spécialement sur la justice des mineurs. Certains l'avaient annoncé; malheureusement ceux-là avaient raison. On aurait quand même pu attendre de ces hommes de bonne volonté, de bonne foi, pondérés, etc. etc. qu'ils cherchent à peser sur une réforme qu'ils n'appelaient pas dans leur rapport. Même sur ce aurait du être consensuel : l'état des prisons pour mineurs ils sont frappés d'amnésie ou de cécité précoces. En d'autres lieux on parlerait de "faux-culs". Pourtant que risquaient-ils à peser sur el débat ? Au pire à éviter des erreurs néfastes à leur propre camp ? Démarche d'autant plus nécessaire que le gouvernement légifère en procédure d'urgence. Le crédit parlementaire n'en sort pas grandi de laisser faire à un mois près le contraire de ce qu'on a dit haut et fort comme étant mauvais !


Jeudi 18 juillet : Où on reparle d'une justice rendue au pied des passerelles d'aéroport
Profitant de l'ambiance du moment et de l'été les services de l'Intérieur qui n'ont pas désarmé veulent enfin voir fonctionner la salle d'audience toute neuve construite à Zapi III pour les étrangers en situation de transit irrégulier. Plutôt que de les transporter tous les matins au tribunal il suffit que le juge vienne avec son greffier et ses avocats. A la limite peu importe les arguments techniques pour combattre cette incongruité; il suffit d'insister sur l'image que l'on donnera en France comme à l'étranger d'une justice que par ailleurs on veut restaurer. Sûrement pas celle d'une institution jouissant de conditions sereines de travail pur défendre les libertés. La décision n'est pas encore prise. Le ministre de l'Intérieur ne serait pas contre et la balle serait dans le camps de M. Perben à la justice avant de passer à nouveau à Matignon. (conf. notre article Bruno Marcus - JPR paru dans le Monde)


Mercredi 2 juillet : Vive les sages du Sénat
Les sénateurs viennent de rendre public leur rapport sur la delinquance juvénile "La République en quète de respect" . Quand on sait d'où ils sont partis (proposition de loi de mai 2001 et premières déclarations publiques) on est ébouriffé par l'honnêteté intellectuelle de ces parlementaires. Le communiqué pendant la campagne électorale donnait déjà le ton; le rapport rendu public est sérieux, bien plus que le projet gouvernemental. Ce dernier ne vise qu'à éliminer les plus de 10 ans qui bougent la tête. Le Sénat n'oublie pas l'enjeu éducatif; le gouvernement est dans un registre totalement différent. Et quand on pense que la Gauche voulait supprimer le Sénat!


Mardi 26 juin : On attend en vain l'annonce d'un plan contre les braqueurs de banque de la place Vendôme !

Vous aurez sans doute remarqué que les sauvageons des banlieues ne font plus la Une des journaux écrits et télévisés depuis que la campagne électorale est achevée. Par miracle la délinquance juvénile est rentrée dans le rang. On entend parler des braqueurs de banque, mais on ne nous dit pas que la France est à feu et à sang du fait de ceux-là ! Bref, on mesure mieux avec le recul l'orchestration extraordaire dont nous avons été les objets pendant plusieurs mois. Même les réponses annoncées avec beaucoup de roulements d'épaules sont aujourd'hui mises en sourdine. On mesure qu'il ne sera pas si aisé de les mettre en oeuvre et surtout que la rentabilité n'en est pas assurée! On suivra avec intéret les conclusions de la commission sénatoriale sur la delinquance juvénile qui seront rendues publiques le 3 juillet.

Dimanche 27 mai : On ne peut plus confondre droite et gauche ! La droite revancharde est là !

Beaucoup se complaisent à avancer que droite et gauche c'est du pareil au même.il faut dire que certains, dans la dernière période, se sont plu à alimenter l'ambiguité (conf. le programme de L. Jospin sur la délinquance juvénile). Pourtant de plus en plus aujourd'hui le politique reprend le dessus. Claude Goasguen (DL) a bien lancé le débat dès le le lendemain du premier tour : il s'agit enfin de clore la parenthèse de mai 68 ! Il a fait sourire. A juste titre. En vérité, son propos est révélateur d'un souci bien partagé par la droite profonde. Pour son camps, il s'agit bien de prendre la revanche sur la chienlit mai-soixantehuitarde dont daterait la décadence de la France dans la mesure où l'autorité naturelle (celle du grand Charles devenu un président écrasant, celle encore de nombreux petits chefs ensuite, entrepreneurs, enseignants, parents, fonctionnaires imbus de leur pouvoir) a été battue en brêche. Pour ceux qui en douteraient,n il suffit de se rapporter aux propos de Luc Ferry, ministre de la Jeunesse et de l'Education dans Le monde du 24 mai 2002) : "(...) La liberté et la sécurité ne s'opposent pas. Jusqu'en 1968, le principe de la légitimité traditionnelle s'imposait. Quelqu'un - et pas seulement l'école - avait de l'autorité en fonciton de sa position et non en fonction de sa personnalité. Aujourd'hui, la légitimité d'un professeur dépend avant tout de son autorité naturelle. C'est un problème de fond. Les enseignants sont lachés de toutes parts, par la société, et parfois par leur ministre. Souvent, ils ont honte d'évoquer ces difficultés d'autorité. La première des choses, symbolique mais déterminante, c'est qu'ils soient soutenus par leur ministre(...)". Conclusion de Luc Ferry : "Concernant les violences physiques, le message est très clair. Nous serons totalement solidaires des enseignants et nous travaillerons en collaboration avec leministre del'intérieur, Nicolas Sarkozy, au besoin en ayant recours aux centres d'éducation fermés dont la mission sera d'abord d'éduquer". Foin d'angélisme il faut donc s'attendre au pire de tels revanchards.

Lundi 20 mai : Jeunesse et sports enfin dissociés
L'écriture d'un gouvernement est toujours une chose interessante. Délaissons aujourd'hui les questions de sécurité sur lesquelles nous auront l'occasion de revenir. A quoi servirait-il de denoncer les opérations d'affichage actuellement menées et le cynisme qui veut que l'on accepte - sinon que l'on souhaite quelques bavures rapides avec ces gadgets à balle de caoutchouc dont on nous promet que les policiers de proximité seront bientôt équipés (à 7000 frs pièce!)? Ceux qui recherchent la différence relèveront que la police de proximité avait été instituée pour nouer le dialogue, pas pour tirer de plus prêt !
J'arrête pour revenir à mon propos !. Je relèverai donc qu'enfin on a su dissocier la jeunesse et les Sports quitte à priver les Sports d'une administration de gestion. Comme si les jeunes ne pouvaient n'être que des muscles et les sportifs que des jeunes! Nous demandions en vain cette césure depuis des années. Ne boudons pas le petit plaisir de la voir réalisée. Souhaitons qu'elle perdure dans le prochain gouvernement.

Jeudi 16 mai : A travers les nouvelles réponses à la délinquance on retrouverait presque la lutte des classes
Retour à l'actualité française après un détour par New York (Assemblée spéciale de l'ONU sur l'enfance ) et Montréal ( le Bureau International sur les droits de l'enfant). Une semaine sans presse française quand ici le débat sur l'insécurité devient de plus en plus sans aucune retenue et nuance. Un matraquage sur tout et rien. Je suis déjà frappé que peu relèvent la contradiction qu'il y a à revendiquer l'amnistie des contraventions (bourgeoises) de la circulation et le souci de voir punis les jeunes (prolos) des banlieues. On s'autoamnistie et on revendique la sanction contre l'autre! et en plus avecx un discours judéo-chrétien!

Gilles de Robien a eu une réaction intelligente en s'opposant à titre personel à cete amnistie qui n'est pas démocratique et veut que ceux qui sont au pouvoir font fi dela loi à des niveaux assez élevés quand ils appellent le reste du bas peuple à respecter cete même loi. Et puis comment ne pas etre choqué dans le fait que la seule reponse de la classe politique aux jeunes délinquants soit de les incarcérer ou de les detenir, pourleur rappeler la loi par le dressage mais pas par une éducation à la vie. Bien sur qu'il n'est pas quesiton de se contenter des acquis. Et cette approbaiton de la décison anghliase d'incarcérer deux lois une faille daintl'un des fils est en absentisme scolaire profond. Pense-t-on un seul instant que cela règle quoi que cela et que cela soit un bon invetissement?

Jeudi 5 mai : Vive les Evêques de France et les jeunes qui s'engagent

J'ai été silencieux quelques jours, le temps de digérer les résultats du 21 avril. L'une des rares satisfactiosn aura été de voir se mobiliser une partie de la jeunesse dorée ou non de France qui ne s'était pas éveillée jusqu'ici à la politiquei. Tous pourris, vote inutile, tout est jou, même politique, etc. que n'avait-on entendu. Aujourd'hui les jeunes s'engagent souvent pour se dédouaner de leur absentention, mais peu importe. Question : sera-ce un fetu de paille ou un réel engagement à la politique qui aura débuté par un combat anti-raciste et anti-fasciste? Après tout les adutes avaient trop tôt cru que la bête était morte!

La conférence des Eveques de France vient de publier un remarquable opusculepédophilie destiné aux pédagogues et autres éducateurs sous entendu aux religieux ou futurs religieux de France. Cette plaquette travaillée avec des spécialistes est certainement un des meileurs documlents qu'il ait été donné de voir sur la pédophilie, sa definition, les formes qu'ele peut prendre; les pédophiles, leur "typologie", les peines encourues, les circuits de sigfnalmements, la prevention ,etc. On y appelle un chat un chat y compris oin reconait que des ecclésisatiques ont pu fauter On s'attaque très nettement à condamner ces pratiques traumatiques pour les enfants et contraires aux Evangiles. Bref, on pourrait simplement se dire : que ne l'ont-ils pas dit plus tôt ! Mais soyons objectifs : cette prise de position est claire nette et sans bavure. Elle ne passera pas inaperçu. Tiré à 80 000 exemplaires ce document à ne semble pas encore en ligne. J'essaie de m'en procurer une version télématique ou d e scanner le document pour vous l'offrir.


Dimanche 13 avril : Pas de droit à l'enfant, mais un droit de tout enfant à une famille

Le rapport de Mme Le Boursicot, magistrat, membre du Conseil supérieur de l'adoption, adoptante, souligne apparemment pour s'en inquiéter qu'un agrément sur trois pour adoption ne sera pas suivi d'une adoption. On peut effectivement en être choqué. En vérité cela n'a rien que de très logique : dire qu'une persone ou un couple ont la capacité à accueilir un enfnat ne signifie pas qu'il existe un enfant qui puisse leur être confié. De la même manière, nombre de gens qui souhaiteraient être parents seraient de bons parents qui ne le seront pas du fait d'une stérilité. D'aucune manière la société peut garantir le droit à un enfant à une personne, à un couple bi ou homosexuel! Il faudra bien s'en convaincre un joiur. L'adoption est faite d'abord piurles enfnats qui sont sans famille. Nous ne cessons de le repéter

Jeudi 11 avril : Un pas interessant dans la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants

Le tribunal de Paris a fait mardi dernier une première applicaiton de la la récente loi sur l'autorité parentale qui dans une disposition interessante incrimine le client du (de la) prostitué(e) mineur(e). Deux mois de prison (avec sursis) pour un homme de 45 ans qui se faisait faire une "gaterie" par un jeune roumain comme il en est tant qui se prostitue Place Dauphine, on est encore loin du compte, mais le pas est interessant. On ne faira pas la fine bouche - sans plaisanterie - dès lors que pour une fois les policiers et les juges n'ont pas attendu pour se saisir de ce texte qui avait suscité polémique.

Mercredi 10 avril : Bayrou baffeur à Strasbourg

La France interesée par la campagne électorale - ce qui réduit déjà le public réel - sera restée médusée mardi soir devant son poste à voir l'ancien ministre de l'Educaiton nationale s'arrêter brusquement de discuter avec un groupe de jeunes pour donner une bonne gifle à un mome d'une dizaine d'anées au pretexte que celui-ci lui faisait les poches devant les caméras et les micros de la presse politique. C'est une première quand même de voir un homme politique gifler un enfant. Jusqu'ici cela a suscité peu de réactions ou même de commentaires. On comprend l'exaspération du candidat qui a eu le sentiment de se faire dépouiller par la jeune "racaile" strasbourgeoise. On sait qu'il réagissait au caillassage de la mairie annexe par des "jeunes" du quartier. Après avoir affirmé son engagement de regler le problème des la sécurité dans les banleiues sous 18 mois, si besoin en faisant appel à l'armée, il avait eu le "coups-rage" de s'avancer vers les jeunes suivi par les caméras pour engager le dialogue - pas facile au demeurant compte tenu de ses interlocuteurs - avec les jeunes; Un deuxième cercle de très jeunes s'était formé et là apparemment - de l'avis du candidat - unemain se serait avancéer ves ses poches. D'où la baffe! Si on comprend l'exaspération, la tension, le sentiment de ne pas se laisser, on nepeut qu'être choqué de l'attitude retenue par celui qui aspire encore à être président de la Républque. Il veut certes changer les hommes et les pratiques, mais il y a des limites. Quelle manque de retenue ! Surprenant pour un ex-de l'Education nationale. On s'étonne qu'il ne soit pas sorti lynché par les "sauvageons" qui l'entouraient. Finalement ces jeunes ne sont pas méchants. A la reflexion le candidat revendique son geste de fermeté republicaine et en fait un arguemnt de campgne. Le tonton baffeur !

Lundi 1er avril : Henri IV attaque Ravaillac !

Une affaire très symbolique de recroquevillement de certains. La photo de 5 élèves nus (3 garçons et deux filles) du lycée Henri IV sur la une du journal Ravaillac sème la panique à bord. Pourtant la scène n'a rien d'extraordinaire. Ils sont joyeux et nus avec qui plus est un scotch épais pour masquer leur sexe. Certes on peut l'enlever. Interdiction de diffuser dans l'établissement et dans les alentours, perspectives de sanctions disciplinaires. On est pourtant loin de la pornographie contrairement à ce que prétendent certains proviseurs dont le syndicat proteste contre le laxisme ambiant avant de décider de avril se retirer de la commission sur les journaux lycéens. Comme le relève M. Davidenkoff sur France-Info derrière, c'est bien la liberté d'expression des jeunes qui est bridée. A propos, le journal était consacrée à la sexualité. Ils auraient pu trouver une autre photo. Le ridicule ne tue plus à Henri IV !


Jeudi 21 mars : le procès excessif fait à la PJJ

Attention à ne pas prendre au pied de la lettre ce qui est avancé dans les articles du Figaro de ce jour concernant la PJJ. Ses établissements ne reçoivent pas des enfants de coeur et qu'on ne peut pas y attendre la meme discipline qu'ailleurs!. Les constats fait par la Cour des Comptes sont justes pour nombre d'entre eux et sévères, mais tout aussi démesurément sévères, d'autant qu'on ne s'attache qu'au seul secteur de l'hébergement. La PJJ se fait ici renvoyer l'image qu'elle véhicule depuis des lustres, mais il serait excessif de lui faire supporter le poids de l'insécurité en France. D'autant que ces articles sautent allégrement sur quelques vérités en voulant prendre le gouvernement actuel dans ses contradictions: M. Toubon avait fait de l'esbrouffe dans son programme d'UEER : 25 structures annoncées, 12 ouvertes en fin de compte et 6 rapidement fermées ! Qui a oublié que c'est le gouvernement Chrac avec M. Chalandon qui en 1987 a coupé les moyens de la PJJ au point où en 2002 la Seine Saint Denis n'a pas retrouvé les moyens qui étaient alors les siens quand les problèmes ont considérablement évolué. Les difficultés pour accueillir des jeunes très difficiles dans des structures éducatives ne sont pas de gauche ou de droite
Reste qu'est indirectement posée la question de son devenir devant ses difficultés chroniques de gestion et de gouvernance.

Mardi 20 mars : le lobby psy marque un nouveau point

Qui aura vu passerque dans la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades a été introduit un article 19-4 limitant la possibilité de faire prendre en charge en milieu psychiatrique les enfants et adolescents qui en relèvent. Il faut désormais l'avis d'un médecin pour qu'un juge puisse faire hospitaliser un enfant en psychiatrie et encore pour un délai ne dépassant pas 8 jours? Chacun sait que dans ce pays de sauvages les juges usent et abusent de la psychiatrisation ! Bien joué : certains psychiatres vont pouvoir contrinuer à sa défausser de cette souffrance.

Il est inséré, dans le code civil, un article 375-9 ainsi rédigé :
« Art. 375-9. - La décision confiant le mineur, sur le fondement du 3o de l'article 375-3, à un établissement recevant des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux, est ordonnée après avis médical circonstancié d'un médecin extérieur à l'établissement, pour une durée ne pouvant excéder quinze jours.
« La mesure peut être renouvelée, après avis médical conforme d'un psychiatre de l'établissement d'accueil, pour une durée d'un mois renouvelable. »

Jeudi 15 : Excision : on n'avance pas beaucoup; insécurité, on regresse !

Le procès de Bobigny démontre bien que l'on avance a très petits pas pour le respect de l'intégrité physqiue des enfants !
Sur l'insésurité, le PS - ou son candidat - en serait à proner le flagrant délit pour les mineurs - au moins dits récivistes. C'est à désespérer de militer en week-end et en soirée ! Avec cette mesure il s'attaque au ressort du dispostif de la réponse à la délinquance juvénile qui veut que pour faire face à une séquence délinquancielle le juge ait le temps de faire intervenir ses équipes éducatives; On veut éliminer vite fait, bien fait. On n'a rien compris. Vivement que la droite revienne au pouvoir. M... .! elle a le même programme sur ce point ! Que faire? ( A ceux qui auraient pu croire que je ne m'en prenait qu'au président-candidat !)

Mercredi 13 mars : les petits cons !

Ma pensée du jour va à ce père de famille frappé à mort par une dizaine de jeunes (ou plus) parce qu'il venait demander de comptes sur le racket subi par son fils ou tout simplement pur le faire cesser. Il est mort. Son fils est orphelin. Sa femme est veuve. Que d drames! Ces jeunes sont fous ! Pas au sens psychiatriques bien sur, mais apparemment ils ont tout fait pour blesser sérieusement cet homme ... au point de le tuer. On dit qu'ils n'ont pas voulu tuer, mais comment ont-ils pu croire qu'ils ne froleraient pas l'irréparable. Mais le savent-ils justement ce qu'est l'irréparable. On n'est pas près d'arreter d'entendre parler de cette affaire. Qui plus est dans la campagne électorale.

Vendredi 8 mars : A cheval

L'affaire "Cheval pour tous" est passionante à mille points de vue. Bien évidemment par la personnalité de l'animateur qu'était François Supéri qui poursuit un itinéraire hors du commun si proche de celui des enfants qu'il a pris en charge. Un temps délaissé, violenté, agresseur, détruit en voie de reconstruction etc... son itinéraire vaut un film. Rien bien évidemment ne justifie ses passages à l'acte avec des jeunes. J'ai toujours dit que ces enfants avaient droit à'amour mais pas à ce qu'on leur fasse! Mais l'histoire est aussi interessante historiquement et encore aujourd'hui quand on s'interroge sur la place prise par ce type de structure, innovante au point de dérouter et d'etre ensuite une référence implicite. Elle met en évidence les limites des dispositifs classiques de prise en charge pour les enfants et adolecents fortement perturbants. C'est bien au moment où le gouvernemnt lançait le programmedes CPI (centres de placements immédiats) et autres CER (centres d'éducation renforcée) que l'affaire éclatait ... au bon moment pour faire passer la pilule. On ferait du Cheval pour tous sans Supéri. On ne monte plus les chevaux à cru on fait du saut à l'élastique ! Voir les articles du Monde et de Libération in Presse et in News du site

Mardi 5 mars : aux fous !

L. Jospin précise sur France Inter : il met à l'étude les centres fermés pour mineurs. Après une certaine droite, une certaine gauche tombe dans la facilité. A qui fera-t-on croire que la solution proposée est à la hauteur du problème posé quand certaines cités compte tant de jeunes en difficulté. Dasn ce registre d'ailleurs la vraie solution consisterait à monter un mur étanche autour de ces quartiers ! Alors on aurait plus de chance de saisir tous ceux qui posent problèmes. Pour etre sérieux, on est sur le mythe que dix ou 20 jeunes posent problèmes par quartiers quand ils ne sont que l'expression de quelque chose de plus profond. C'est au terreau qu'il faut s'attaquer pas à la mauvaise herbe seulement ! On met à bat nos idéaux en prétendant qu'on peut éduquer à la vie dans un monde clos et artificielle quand la privation de libertés n'est qu'une sanction ou une mesure de sureté. Si on veut de nouvelles prisons pour mineurs disons-le. Pourquoi pas ! Mais n'usons pas du mot éducatif. Il s'agit de punir et de mettre à l'écart autrement.
Question 1: le cout : 2300 francs par mineur dans les CPI et CER. Quel budget est-on pret à mettre demain dans le programme que l'on nous annonce.
Question 2: on s'attaque semble-t-il à la récidive de la délinquance. Que fait-on pour prévenir la délinquance ?


Dimanche 3 mars : le retour

La Cour de justice européenne en a surpris certains, déçu d'autres. Je fais partie des surpris. Nier qu'il y ait discrimination sexuelle à refuser l'adoption par un homosexuel est surprenant. D'autant qu'en France jusquà ce revirement du Conseil d'Etat on ne contestait pas le droit d'etre candidat, mais on s'interrogait sur les enfants à leur confier et à juste titre puisque l'adoption est faite pour l'enfant et non pas pour l'adulte. D'ailleurs la Cour européenne de justice le rappelle avec vigueur dans sa décision. Il n'y a pas de droit à adopter pour quiconque. Je ne suis pas de ceux qui sont déçus car la question en arrière-fond est celle de l'adoption par des couples homosexuels, sous-ensemble des couples non mariés. Je pensais que cette question serait abordée frontalement. Finalement l'affaire ne le permettait pas ; c'est partie remise. Au grand dam de certains, la Cour n'en est pas encore là.

Autre sujet : Lionel Jospin dans son livre déclare que l'ordonnance de 1945 sur la delinquance juvénile n'est plus un tabou. Alors parlons en et peut etre verra -t-on que finalement ce qu'elle dit est d'une grande actualité ? Il nous annonce une révison et il nous dit travailer sur des "structures fermées pour jeunes violents". Comme disait un jour R. Badinter à Gaston Deferre en conseil interministériel en 1982, déjà à propos des jeunes : " N'essayons pas de faire mieux que la droite. A ce jeu nous perdrions! "

Samedi 23 février 2002 : des "études" opportunes

Deux pseudo-rapports scientifiques tombent pour mettre en garde contre les dangers du cannabis. Il s'agit d'évidence de rattrapper le sentiment dégagé par le dernier travail de l'INSERM qui relativisait l'influence du cannabis. Le "travail" de l'OPCEST et celui de l'académie nationale de médecine entendent combattre tout projet de banalisaton et donc de légalisation. On doit etre choqué de ces approches idéologiques quand la MILT depuis trois ou quatre ans s'emploie à s'appuyer sur devrais travaux scientifoques pour qu'un langage de vérité soit enfin tenu sur les toxicomanies. -(Voir le Monde daté du 24-25 février 2002),


Vendredi 22 février 2002 : le droit de la famile au forceps

Au finish, au prix de concessons dans le bras de fer avec ler sénat , la majorité plurielle aura réussi à faire voter deux textes essentiels attendus depuis des lustres : l'un sur l'autorité parentale partagée qui indentifie qui est responsable en quoi sur l'enfant, l'autre su rle nom qui prévoit que l'enfant pourra porter le nom de sa mère accolé au nom du père. Que de temps perdu alors que tout était sur table voici 5 ans !

Mardi 19 janvier 2002 : le candidat Chirac a court d'imagination : un discours réactionnaire dans tous les sens du terme

Beaucoup seront choqués par les propos durs tenus par le candidat Jacques Chirac à Garges les Gonesses. Certes il propose bien d'ouvrir de centres fermés pour mineurs délinquants en oubliant que le ministre qui a fermé le dernier en 1976 s'appelait Alain Peyrefitte ministre RPR et qu'Alain JUPPEsous la présidence d'un certain Chirac 1 a refusé d'en ouvrir de nouveaux à la demande de Mrs. Debré et Raoult en 1992 donnant ainsi raison à M. Toubon alors ministre de la justice. Mais il est de fait que M. Chirac oublie souvent ce que le candidat Chirac dit et reciproquement! Dans le discours de Garges on ne trouve rien que de très classique depuis 30 ans en France et ailleurs avec au coeur une réforme de l'ordonnance du 2 2 1945 qu'on a pas lu et une projection sur ces centres éducatifs fermés pour ne pas assumer la prison! Même M. Chévènement est plus revolutionnaire que le candidat Chirac! Il faut dire que ce dernier sait qu'il a quand même une chance sur 2 de devoir mettre son programme en application. Il se veut donc responsable. Au point de reprendre 80 % des actions déjà engagées par son adversaire socialiste.
Le plus grave est ailleurs : on réagit à la délinquance des jeunes sans grande efficacité, mais on ne propose rien pour prévenir le premier passage à l'acte des jeunes et des moins jeunes (80% de la delinquance est le fait des majeurs). Où est la politique de protection de l'enfance, de protection familiale et sociale, la politique économique, de justice sociale, d'intégration, de citoyenneté qui encadre les jeunes, leurs donne de l'espoir, les armes pour l'avenir? Quelle politique de la ville et de la vie ? Silence radio. Là il eut fallu faire preuve d'imagination; être exigeant, sortir de la démagogie et de sens du poil ! Bref quelle indigence!


Dimanche 17 février 2002

Robert Badinter déchaine contre lui les passions d'une certaine gauche féministe en vouilant moduler les sanctions envisagées contre le client de la jeune fille de 15 à 18 ans - avant 15 ans on est dans la pédophilie et là pas de débats - qui se prostitue. 5 ans étaient prévus comme pour le proxénète. Robert Badinter qui a priori était contre une telle incrimination dont il pense qu'elle va pièger nombre d'hommes - là est tout le débat ! pourlutter contre laprostitution en veut s'enprendre aux client s! - propose 3 ans. En revanche, l'ex-Garde des Sceaux fait franchir un pas décisif à la loi en proposant d'interdire enfin la prostitution des mineurs et non pas de sanctionner les prostituées, mais de les tenir pour étant en danger !


Jeudi 7 fevrier 2002 : La France se porte bien

Un point positif pour la gauche plurielle au pouvoir : les français sont tellement optimistes qu'ils font des enfants. On reste à l'étiage élevé constaté en 2000. Avec un indice conjoncturel de 1.9 enfant par femme - il faudra voir ce qu'il en est de la descendance fonale - la Fran,c est des pays les plus porocréateurs d'Europe. Quiplus nos compatriotes se marient à un taux élévé : le PACS ne les a pas détourné du mariage. Dernier point à relever : le divorce est toujours autour de 5 ans ; donc pour des enfants en bas-âge ayant donc des dificultés à exprimer un point de vue.

Un non-évenement : le retour de Schuller qui ne parlera pas. Quel intérpet auray-il à parler? En plus d'ci peu la procédure sera annulée pour compléter le tableau des avatars judiciaires des grandes affaires.


Dimanche 3 février 2002 : le beau gachis de la réforme du droit de la famille

Comme il fallait s'y attendre : à jouer à la tortue, le gouvernement ne pourra pas mener à son terme des textes essentiels qui s'imposaient pour adapter le droit de la famille et offrir aux parents et aux enfants de France les repères normatifs - laics doit-on ajouter- qui s'imposent dans la période moderne. Peut-etre le loi surl'autorité parentale pourra-t-elle etre adoiptée définitivement avec la fin février; en revanche, resteront bloqués les textes sur le nom, le divorce, les lois bioéthique, voire meme la réforme de la loi présomption d'innocence. Que deviendront-ils ? En tout cas quel gachis et que de temps perdu! Non seulmentla réfirme n'est pas achevée, mais dans ces tetes disparates arrivant en ordre dispsersé c'est tout le sens d'une réforme essentiellement normative qui est perdu de vue par l'opinion à laquelle elle s'adresse.

Mercredi 30 janvier 2002 : savez vous que la prevention de la delinquance relève des conseils généraux ?

L'actualité est débridée et je ne peux pas suivre ! Un jour les chiffres de la délinquance explosent et on nous sort sans démonstration (dixit les journalistes sérieux qui ne se contentent pas de retranscrire la parole publique ) qu'il y aurait une sacrée augmentation de la délinquance des moins de 13 ans. Le lendemain la violence à l'école baisse. Entre-temps deux députés en misison - Carèche du PS et Pandraud du RPR - nous disent que les chiffres ne valent pas tripette et qu'il faut réformer la méthode 4001 et créer un organisme indépendant. Entre-temps des policers et un ancien juge devenu politique nous disent que les chiffres sont notoirement sous-évalués. On est bien en pleine campgne. 8Un détail cependant : si la délinquance des très jeunes augmentent c'est bien qu'il y a defaillance du dispositif de prevention spécialisée (pour une fois les juges ne sont pas fautifs). Or qui est responsable de la prévention spécialisée ? : les présidents des Conseils généraux. Or pour les 2/3 ils sont politiquement dans le camp de ceux qui fustigent le gouvernement alors que ces chiffres traduisent si on est sévère l'échec de leur politique sociale !

Dimanche 20 janvier 2002 : une avancée mais aussi une occasion ratée

Le Parlement a définitivemnt adopté le 10 janvier dernier la loi sur l'accès aux origines : on n'en termine pas avec l'accouchement sous X spécialité française commele camenbert comme dit Pierre Verdier, mais on offre à l'enfant un dispositif destiné à lui faciliter l'accès aux informations touchant à sa naissance... si ses parents ne s'y opposent pas. Ce dispositif est celui que nous proposions voici 15 ans, alors que depuis les idées ont évolué. Les français sont majoritairement favorables à ce que l'enfant sache qui sont ses parents. En d'autres termes ils prévilégient l'enfant sur les parents! La ministre et le Parlement ont donc été frileux et n'en termine pas avec leproblème : notre droit n'est pas conforme à l'article 7 de la CIDE. Voir le dossier que je vous propose avec l'analyse technique de P. VERDIER, président de la CADCO.

Lundi 14 janvier 2002 : des juges à la descente des avions, voire dans les avions

Le tribunal de grande instance de Bobigny vient de voter une motion refusant de sièger à la decente des avions pour juger les étrangers qui arrivent en situaion irrégulière (voir la pensée du 11 decembre 2001). Pas à l'unamité : pour certains, il n'y a aucun problème si la loi le permet ! Je propose que l'on embarque des magistrats à bord des avions : à l'aller ils seraient pris dans le cadre de la RTT et au retour ils travaileraient. Tout lemonde y gagnerait. Voir la libre opinion à paraitre dans le Monde : Etranger, si tu ne vas pas au juge, le juge n'ira pas à toi !

Mardi 1er janvier 2002 : Bonne année bien sûr

J'espère quen 2002 nous pourrons faire progresser de quelques pas le respect des droits de l'homme. Aux pessimistes et auttres grincheux je suggérerai de regarder dans le retroviseur et de vour ce qui a pu se aire dans ces 20 dernières anées. C'est pas grand chos et c'est extraordinaire. En tous cas cela justifie d'en faire encore plus!

Faut quand même que je vous fasse rire. Lu dans Le Monde de ces jours-ci : les allemands ont renoncé à reconnaitre ke statut de travailleur aux prostituées ... parce qu'il aurait fallu les inscrire à la formation professionelle. Et là cela ne passait pas.

Lundi 30 décembre : Bonne nouvelle ? Les pauvres seront désormais pauvres en euros

Ca y est : l'euro arrive ce soir pour le simple quidam , mais comme disait un SDF interrogé à la radio : "Demain je serai pauvre en euros quand hier je l'étais en franc !" Ce sera quand visiblement 6, 5 et quelques fois moins impressionnant.
Au fond on s'installe dans ce siècle nouveau avec une belle fracture sociale quin'empêche pas de vivre. Sinon que de plus en plus chacun sera dans son ghetto : les uns protégés par la police municipale et d'Etat , les autres par des hauts murs, des caméras et des vigiles privés qui ont désormaisi le droit de fouiller à corps. Sans compter ceux qui comme à Toulouse n'ont toujours pas de fénêtres (un vrai scandale d'Etat !). Allez! On ne va pas se démoraliser pour si peu.
Bon réveillon! Bons lendemains quand même.
Au plaisir de vous retrouver en 2002 pour quelques lutttes qui ne seront pas elles intestines!

Jeudi 27 décembre : Bientôt la fin de l'année du centenaire de la loi de 1901

Quelques jours d'interruption faute de matériel disponible. Et en plus la nécessité de travailler sur le rapport de DEI-France. Les commentaires de l'actualité reprendrons bientôt.

Un constat : l'année de centenaire de la loi de 1901 sur la liberté d'associaion se sera achevée sans que les pouvoirs publics l'actualise sur la possibiloité pour les enfnats d'exercer la liberté de s'associer pourtant consacrée par la CIDE.

Mardi 11 décembre 2001 : la patrie des droits de l'homme s'illustre

Un scoop : le gouvernement s'apprête à signer un decret qui prévoit l'installation dans la zone d'attente de Roissy d'un tribunal destiné aux personnes, donc aux mineurs, arrivant en France en situation irrégulière. Objectif : limiter les déplacements des dizaines de personnes arrivant chaque jour à Roisisy et de l'escorte de police correspondante. Le problème est certes réel comme le sera le fait d'installer un tribunal dans ce lieu, loin du TGI sans véritable possibilité de controle par les deux ou trois avocats présents sur la justice qui sera rendue. Nombre de cas dans un passé récent on montré l'importance de ce controle par-delà la défense formelle des avocats d'audience.

A quand un tribunal à l'hopital pour les medecins, au stade de France pour les sportifs violents et les hooligans, etc.?

On voit d'ici le dessin de Plantu en première page du Monde : un juge en robe installé derrière un comptoir d'aéroport au débouché d'une passerelle d'avion qui deverse sur lui son lot d'émigrés indiquant à un Ben Laden la direction d'une autre passerelle pour le retour au pays: dirtection Kaboul !! Cette image fera le tour du monde pour signifier le prétendu pays des droits de l'homme. Les avocats de Bobigny se disent prets à refuser d'aller à Roissy si ce projet très pressent se concrétise. Que feront les juges ?

La PAF n'en a pas fini d'etre accusée de tous les péchés d'Israel !

Jeudi 7 décembre : enfants handicapés à la niche... parlementaire

Le pr Mattei se propose d'utiliser la niche parlementaire de l'UDF pour deposer unprojet de loi contrant la jurisprudence Perruche de la Cour de Cassation. L'enfant ne pourra en aucune circonstance demander des dommages et intérets du fait de ses conditions de naissance! On comprend ce qu'il y a de choquant dans les developpements de l'arret Perruche, mais je relevera autre chose : on dit que la Cour de Cassation a voulu pousser le législateur à intervenir comme dans l'affaire des enfants étrangers isolés que elle a dit qu'ils n'avaient pas à etre représentés en justice. Quel intéret aurait-elle eu à cette stratégie sinon que de rabaisser au final la justice désavouée par le Parlement ?

Mardi 4 décembre : à qui la garde de Platoon, le chien conjugal?

Un classique désormais en matière de contentieux de la séparation : à qui confier le chien du couple? A défaut d'autres arguemnts pour se décider la cour d'appel de Paris a pris en coimpte que le mari était parti avec l'animal sans opposition de sa femme lors de la séparation. C'est justice. On voit bien que les juges ne manqueraient pas de sujet à juger si on décidaot enfin que le divorce se déclare devant le maire comme le mariage se conclut devant le maire. C'est un grand principe du droit que le parralélisme des formes. En revanche, le juge doit etre saisi par l'une des parties si elle estime que la séparation se fait dans des conditions qui négligent ses droist moraux ou matériels et bien entendu l'empeche d'exercer ses responsabilités parentales.

Vendredi 30 novembre : la volonté peut-elle à elle seule créer une dynamique?

S. Royal et J. Lang ont présenté un bilan (positif) du programme Handiscol quivise à fairfeleur place aux enfnats handicapés dans l'école. A juste titre S.Royal est indignée que des parents doivent faire la preuve que leur enfaans l'école. la charge de lapreuve doit ^^etre inversée et boien évidfement une aide apportée à ceux des enfants qyui ne seraient pas intégrés. Reste que les places manquent pour scoaliriser des enfnats dits handicapés. On évalue à plkus de 10 000 les enfants non accueilils et à 2000 supplémentaires ceux qui ne sointpas scolariés. Les profs spécialisés manquent come le reconait J. Lang. En un mot si la dynamique Handiscol existe elle n'a sans doute pas les effets que la ministre souhaiterait qu'elle ait. Dans les allées des cabinets ont en doute aussi. Il faut pourtant y croire pour soulever des montagnes et cette cause là mérite d'insuffler de la dynamique ... à condition d'y mettre aussi les moyens! On lache plus facilement 2,4 milliards pour la police et la gendarmerie que pour les enfants handicapés quandon devrait faire l'un et l'autre

Jeudi 29 novembre : droit, médecine et handicap

L'arrêt Perruche n'en finit pas de poser problème. Est-ce la naissance avec handicap qui est indemnisée ou le fait de l'erreur de diagnostic médical qui a empêché les géniteurs d'exercer leur droit à IVG ? Les débats ouverts montrent bien l'incomprhensionde cette décision. On mélange tout : le droti à prestation pour la persone handicapée et le droit à la réparationdela faute médicale. Il va falloir s'arrpêterr cihnq minutes et relire tous les arrêts rendus ces mois derniers.

Chévénement n'a rien dit aujourd'hui. Miracle. Quant au président qui officiellement ne souhaitait pas que l'on parle de son anniversaire on envient à se dire qu'ilne fait pas ses 69 printemps.

Décison passée relativement inaperçu : définitivement la jeune Brossard n'est pas la fille d'Yves Montand. Bon Dieu ce qu'ele ressemble à sa mère aurait titré Charlie Hebdo!Je suis sîur qu'on a déterré le mauvais cadavre.

Mercredi 28 novembre : exorcisme électoral et parfum de démocratie à l'école

Entendu à la volée sur le chemin de Poitiers : 3 français sur 4 sont pour le retour aux maisons de correction et des sanctions plus sévères pour les enfanats délinquants. Soit! Mais en quoi la société en sera mieux protégée à court , à moyen et à long terme. Car c'est là la vraie questionb par-delà une sensiblerie judéo-chrétienne. Je met au défi quiconque voudra tenter de démontrer que cete voie suffit à repondre au problème poser. On baigne dans l'exorcisme électoral !

A creuser : le bilan des conseils de la vie lycéenne semble positif. Un semblant de democratie pénêtre l'univers scollire. Quand on songe qu'il aurait été si facile de bien vouloir mettre en oeuvre le decret du 18 février 1991 sur les droits et obligations des èlèves dans le secondaire et ses quatre circulaires d'application signées d'un certain Lionel Jospin, ministre de l'Educaiton nationale en titre. Qui se souvient de ces textes ?

C. Bartonolona à la recherche des perdus de vue, ces enfanst qui ne vont plsu à l'école et que parfois la police retrouve sur d'autres bancs. On ne peut que saluer l' initiative d mettre en place des "cellules de veille" dans 200 villes pour aider les élèves en ruprture scolaire. Cela vaut mieux que des geoles

Lundi 26 novembre : les enfants des rues en France sont désormais une réalité !

Cour d'appel de Paris. Journée de formation sur les mineurs isolés en région parisienne. Qu'ils arrivent par Roissy et soient "remis en liberté" sans passer ou après être passés par l'audience des "35 quater" du nom de l'article de l'ordonnance de 1945 - cele sur le séjour des étrangers, pas celle sur les jeunes délinquants! - ou qu'ils soient trouvés sur le pavé de Paris en situation délicate ou en trainde voler, ces enfants venus d'ailleurs sont de plus en plus nombreux. Si on veut bien regarder ce qui se passe à Marseille, il est temps de parler des enfants des rues en France et d'affirmer qu'un vrai programme politique s'impose pour leur venir en aide. Un programme qui s'inscrive dans le temps, qui dégage des moyens particuloiers, un programme qui ait une dimension internationale ( lien avec les pays d'origine, mais aussi européenne. L'Italie le fait déjà ; il est temps de s'y mettre.

Dimanche 25 novembre : De l'intérêt de s'accrocher !

Quelques jours sans expression ne signifient pas quelques jours sans pensées! Marseille, Pau, quelques affaires criminelles de viol à juger et il devient difficile de commenter l'actualité. Heureusement il y a le jour du Seigneur. Revenons donc sur les quelques jours passés.

Sans les hiérarchiser, je retiens trois nouvelles

1° Le jeune homme né du viol de sa mère par des soldats français durant la guerre d'Algérie a obtenu satisfaction, au moins morale. Il est indemniser par la commission des pensions. Ce n'est pas le viol qui ouvre droit à indemnité mais le fait que durant plusieurs mois les violeurs ont tenté d'obtenir en vain l'avortement.Le foetus s'est accroché et encore aujourd'hui il s'accroche. La Commision estime que les difficultés de ce jeune homme ( dépression et traces physiques) résultent de cette violence. Tout cela est tordun mais fait justice aux yeux de ce Monsieur et est un acte de reconnaissance public pour toutes ces femmes algériennes qui ont été violées. Un brin de reconfort. tant mieux

2° S.Royal a assisté à la première cérémonie solennelle de reconnaisance d'un enfant dit naturel Bien. Même si la loi n'ert pas encore définitivement votée. Reste plus qu'à la compléter pour éviter dans l'avenir que plusieurs millliers d'enfants échappent encore chaque année à cette cérémonie du fait qu'ils naissent orphelins de père !

3° En catiminii et en nocturne le Sénat rend obligatoire la présence d'un administrateur ad hoc pour les enfants placés en zone de retention par les autorités administratives françaises quansd ils arrivent en France isolés. Apparemment c'est une avancée; en pratique cela légitimera pusu de séjour en retention et plus de refoulements. Très concrétement omù trouvera t-on les administrrateurs ad hoc et à 3 heures du matin?. Désignera-t-on l'ASE ? Là encore une loi improvisée pour coupée court à la juisprudence de la Cour de Cassation.

Mardi 20 novembre : Journée nationale sur les droits de l'enfant

Fallait le savoir ! Il; y a bien eu quelques allusions dans les média, mais somme toute pas grand chose. La défenseure des enfanst a remis son rapport au premier ministre : il rejoint l'analyse que nous faisons à DEI-France : ce sont les enfants spécialement les ados qui sont en danger pas la France!

Plus grave : on parle généralement des drotis des enfants à travers la protection de l'enfance mais pas de la participation des enfants aux décisions qui les concernent. le débat a singulièrement regressé en 10 ans.

Lundi 19 novembre : des droits seulement pour ceux qui respectent leurs devoirs ? Y-at-il des droitsnon gagés par des devoirs?

Grande question philosophique lancée ce midi au Mémorial de la Paix de Caen à l'occasion de l'inauguration de la sem aine des droits del'enfant préparée sur la base de l'exposition proposée par l'Equipe de l'OCCE. Beaucoup y compris au sein de l'OCCE n'acceptent d'entendre parler des droits des enfants qui sont on leur rappelle leurs droits. Réponse de l'OCCE : c'est le respect des droits des enfants par les adultes qui leur permettent à ceux -ci d'exiger des enfants qu'ils respectent leurs devoirs. En d'autres termes, les devoirs des adultes l'emportent sur ceux des enfants! .

Adhérant à ce discours je n'en ai été que plus libre d'ajouter qu'en plus il est des droits qui ne sont gagés par aucun devoir.C'est le cas des droits fondamentaux de l'homme. Par exemple : une femme qui croise un homme dans la rue ou dans un couloir sans que celui-ci l'agresse pas n'est pas tenue de le remercier! Cette remarque de bon sens a fait tilt

Depuis toutes les collaboratrrices du président de l'OCCE disent à Jean François Vincent :"Merci patron! ". Si certains ne comprennent pas la finesse de l'approche politique lui la comprend et en rigole.

Plus sérieusement encore : l'OCCE et l'APCEJ ont présenté le jeu "Place de la loi junior" qui sera publié en 2002 pour les enfants du niveau 3. Il est superbe. Vous pouvez dejà le commander ou au moins marquer votre intérêt.

Samedi 18 novembre 2001 : Ecole : la lutte des classes bouge encore !

Très bonne, excellente journée au Sénat sur le thème du Droit à l'éducaiotn à échéance de 30 ans. Pour une fois on n'était pas dans la dénonciation mais dans la prospective. Paradoxe : enréfléchissant à 30 ans on a réentendu parler de la lutte des classes ( pas des classes scolaires!) et de révolution! Une chose est certaine : si le contexte technologique, politique et social change l'accès à l'éducation reste aussi fondamental come ressort du developpment de chacun et diu groupe. Pour en savoir plsu sur ce qui s'(est dit allez surle site de Bernard Defrance et déjà reprenez le communiqué de DEI-France.

Le 20 novembre se profie. le gouvernemnt a fait son bialn de l'année écoulée le 12 septembre dernier. On va beaucoup disserter sur l'enfance maltraitée sur un fond de délinquance juvénile et de débat sécuritaire. On peut essayer de voir plus loin. C'est ce que tente de faire DEI-Frrance : la France n'est pas en danger du fait de sezs enfnats mais trop d'enfants de France sont en difficulté.

Jeudi 15 novembre 2001 : taiau sur les clients de mineurs prostitués !

Je deteste les grandes messes. C'est long et on est mal assis. J'ai donc renoncé au dernier moment à aller aux Etats généraux de l'enfance estimant en fait qu'il y avait de la tromperie dans l'air au regard de ce qui avait été annoncé il y a quelque mois. La parole spontanée n'avait guère de place qui plus est 4 ministres étaient annoncés, plus le premier ministre. Difficile d'aborder des sujets qui fâchent me semblait-il. J'en suis que plsu libre pour me réjouir de l'annonce de l'incrimination des clients de mineurs prostitués. Mieux : il était grand temps que le s pouvoirs publics donnent l'ordre aux policiers d'intervenir pour ces jeunes qui sont conduits à se prostituer. DEI-France avait interpellé les ministres sur cete question. Reste des problèmes oendants : la police estimera-t-elle que cette misison est noble? Surtout mettre-t-on ne plkace des démcarches d'accueil pour ces jeunes qui sont là pour gagner leur vie sinon celle de leur famile et de leur village .. ou l aprois des mafias?

Je vous pose mon problème du jour : est-il normal que massivemen tles motos grillent les lignes jaunes , ne respectent pas les feux rouges, slaloment sur les trottoirs? Déjà ils sont dangereux; surtout ils véhiculent la toute puissance, le droit de faire la loi au mépris du code - en l'espèce du code de la route. Mais pourquoi il y a t-t-il une loi ? Tous les enfnats qui les voient peuvent s'interroger sur cete leçon de non-civisme en grandeur nature quine suscite aucune réaction. Qui plus est avec des 750 cm3 à 30 ou 40 000 frs ce sont rarement des pauvres, mais des petits bourgeois qui raleront contre les beurs oiu blacks délinquants. Je préconise la confiscation de la moto et la siuspension du permis pour 2 mois

Mardi 13 novembre 2001 : ouf seulement 300 morts par accident !

On se rejouit presque de ce que les 250 morts de New York ne soient pas les victimes d'un attentat!

Jean Pierre Michel député chévénentiste fait le bilan de l'application du PACS : un franc succès! Et de suggérer (à nouveau) que les couples homosexuels puissent adopter. On en oublierait que l'adoption est d'abord faite pour un enfant sans famille et pas pour des adultes sans enfant !

Dimanche 11 novembre 2001 : Chévenement est un gros menteur

Positif : 300 avocats réunis à Mandelieu durant deux jours les 9 et 10 novembre pou rle 2°congrés des avocats d'enfants consacré à la parole de l'enfant matraité. La démarche est encourageante et doit être saluée. Bien sûr on s'interroge beaucoup, on redécouvre des problèmes mais aussi on donne de l'espoir que demain une autre défense émergera des droitsdes enfants.

Positif encore - si on veut car on peut aussi être sceptique - les chiffres publiés par l'ODA S sur la maltraitance à enfants . A part une léègre augmentation des cas de sévices sexuels les chiffres varient peu d'un an à l'autre. La sortie de crise aurait du faire baisser les chiffres des enfants en risque. Certes aucune augmentation sensible n'est relevée su rles violences à enfants mais ces chiffres ne mesure-t-il pas la capacité du système à saisir les faits plus que les faits de violence eux-même?

Le scandale : JP Chévement en rajoute des tonnes et ment comme un arracheur de dents. Il a sortie les pires inconguités sur l'ordonnance de 1945 : le tout éducatif qui interdit la repression contre des mineurs, les Educateurs du SNPES qui ne veulent rien entendre des prises en charge en établissments, etc.Il veut reprimer plus sévérement les meurtres de policiers et passer de 10 à 15 ans de prison quand Serge July lui demontre qu'actuellement ce sont plutôt 20 ans qui sont prononcés. 10 minutes de grosses perles. Comment ensuite croire le discours républicain devant de tels mensonges? Ou alors il avait fumé?

Mardi 6 novembre 2001:Y'a photos au tribunal

Le Monde confirme : (à Grenoble) on ne peut plus se fier aux juges qui vous prennent en stage. Ils vous proposent de poser pour des photos plus ou moins dénudées. Pas érotiques parait-il mais dénudées. Le tout dans le palais de justic dont les chambres n'avaient pas connu ces jeux depuis longtempse. Le juge bon enfants - mais pas juge des enfants- donnait des photos à ses modèles pour qu'elles les montrent à leur famille. Pas méchant, mais un peu cul-cul! Le pire est que nombre de jeunes femmes ont accepté. Des étudiantes et dit-on des greffières et des avocats. Pire c la se savait depuis longtemps et personne ne disait rien. Jusqu'à ce qu'un père de famille vienne semer la panique en reclamant les négatifs. D'ici qu'on apprenne que le président di TGI avait donné son accord ! Il se passe des choses au palais.

Dimanche 4 novembre 2001

J'ai rien repèré d'extraordinaire mais j'ai réagi au papier de Didier G aulbert par un texte "L'incongru du rappel à la loi" que j'ai proposé au Monde. Et dansla foulée j'ai fait une autre texte sur la rumeur de Bobigny ou plus exactement sur quelques uns des vrais problèmes posés au triibunal par ces jeunes qui arrivent en masse à Roissy. Je vous y renvois. Pour nu week-end deux "libre-opinion" cela suffit ! Si elles ne paraissent pas, vous pouvez toujours les lire sur le site et les faire circuler.

Jeudi 1er novembre 2001

La loi Sécurité au quotidien suscite toujours des remous et pour cause. L'amendement sur les halles d'immeuble serait dixit les policiers une démagogie pré-électorale et en tout état de cause, faute de moyens et pour éviter des émeutes il serait inapplicable. Soit :un texte de loi ne peut pas résoudre un tel phénomène. Mia sil ne suffit pas de dire queles jeunes ne se voient rien proposé comme alternative. Ceux qui s'exprimaient hier à la télévision était clairs : ils refusent toutes les contraintes et notamment celle qu'imposent une salle municipale ou associative. On retombe sur la question posée par Didier Gaulbert dans Libération du dernier lundi. Ces jeunes sont dans leur monde. toute loi est pour eux repressive. D'où la complexité du problème par-delà l'amendement pénal. Sachant qu'il est vrai que la vie de nombre de residents est rendue impossible par ces attroupements auxquels il doit êre mis fin. Il est donc facile de critiquer mais il ne saurait être question de se résigner en laissant les choses telles que.

La rumeur de Bobigny court toujours. Dans peu de temps on accusera le président ouleprocuruer d'être des proxos ! Les africains sont des gens déroutants. Ils ne peuvent être que des truands ! Et les avocats parisiens qui concurrencent les avocats balbiliens seraient des super-truands! Sans faire de mauvais jeu de mots : tout cela n'est pas clair et singulièrement malsain.

Mercredi 31 octobre 2001

Journée chargée. On apprend déjà dans Libé que la rumeur tient le tribunal pour Bobigny pour être un lieu où les proxénètes de tous poils se fournissent en jeunes africaines pour peupler les extérieurs parisiens. On met en cause certains "oncles" et "cousins", mais encore certains avocats qui ont tous pour point commun d'être noirs. Le pire est l'avocat africain ! Avec une rumeur on fait toutes les télés ! une instruction - déclenchée pa rle parquet - est en cours car justement aucun soupçon n'a pu jusqu'ici être concrétisé. Laissons la se dérouler à défaut de preuve tangible déjà acquise. Certainement des jeunes filles disparaissent; certainement de très jeunes filles africaines se prosttituent. Sont-ce les-mêmes ? Nous n'en savons rien. La majorité des jeunes qui disparaissent de Bobigny sont des ... garçons de moins de 16 ans !

On a pas le temps de se remettre que la loi "Sécurité au quotidien" est débattue pour être définitivement adoptée, expurgée de sa réforme de l'ordonnance de 1945 votée en juin par le Sénat (heureusement), mais alourdie de la déclaration préalable pour les raves-parties (OK), du contrôle des coffres de voiture (passons le parquet sera là, mai son est loin du terorisme et de la sécurité), mais encore interdisant les concentratiosn dans les halles d'immeuble (pourquoi pas mais coment offrir autre chose aux jeunes ou les convaincre d'accepter ce quiest vécu comme un contrôle). Le problème me semble quand même être celui de la légalisaiton des palpations par les vigiles privés. De nombreux incidents sont prtévisibles dans les banlieues. Pas sûr que cette manière de légiférer à la hussarde et tous azimuths soit la meilleure dans le dialogue avec une certaine jeunesse.

Mardi 30 octobre 2001

Les halles d'immeuble sont à nouveau au coeur du débat. Fallait-il un texte spécial pour incriminer le fait de séjourner dans des halls ? Je n'en suis pas convaincu. D'évidence il s'agit d'une mesure symbolique chargée de prendre l'opinion dansle sens du poil. Revers de la médaile : elle renvoit sur une quesitonessentielle : coment se fait-il que des jeuens n'ait pas d'autre chose à faire et d'autres lieux à investir que les halls d'immeuble? Je propose que tout jeune traduit devant le tribunal appelle comme civilement responsable le maire de sa commune. Pas question de nier combien certains comportements peuvent être vivables et source de tensions dnasles quartiers mais prend-ton vraiment la bonne voie pour les faire disparaître? C'est douteux.

Lundi 29 octobre 2001

Un remarquable Rebonds dans le Libé de ce jour de Didier Gaulbert, professeur de philosophie dans un collège de Seine Saint Denis fait froid dans le dos quand on veut bien y réflchre. "Notre vision de la société basée sur une association d'individus construisant un avenir commun, est étrangère aux jeunes des cités". Dès lors il ne sert pas à grand chose de rappeler une loi qui n'est pas investie ni de punir ! Ce consstat est amer et dur à avaler; il répond à la réalité. Cette jeunesse a des valeurs originales. C'est sur ces valeurs que pour Didier Gaulbert il faut construire la société à venir. La jeunesse de France ne se reduisantt pas qu'aux jeunes des banlieues on tetiendra la nécesité de trouver des compromis pour éviter une fracture sociale irréductible.

Dimanche 28 octobre 2001
Soyons cohérents! La loi doit coller aux données sociologiques. Puisqu'on admet que la jeunesse va de 15 à 25 ans étendons la portée de l'ordonnance du 2 février 1945 sur la jeunesse délinquante aux moins de 25 ans ! Cela aurait plus fière allure que de vouloir condamner des enfants de 10 ans à une peine.


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Reproduction des textes de ce site autorisée si accompagné de la mention "diffusé sur le site web de JPR : http://www.rosenczveig.com/"

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